Thomas Fabius demande à être entendu par la justice

Thomas Fabius, le 1er juin 2011, lors de son arrivée au tribunal de grande instance de Paris, pour comparaître pour abus de confiance à la suite de plaintes de chefs d\'entreprise.
Thomas Fabius, le 1er juin 2011, lors de son arrivée au tribunal de grande instance de Paris, pour comparaître pour abus de confiance à la suite de plaintes de chefs d'entreprise. (BERTRAND GUAY / AFP)

Le fils du ministre des Affaires étrangères souhaite être auditionné par les juges financiers, en charge d'une enquête contre X pour "faux", "escroquerie" et "blanchiment".

Il prend les devants. Le fils du ministre des Affaires étrangères, Thomas Fabius, souhaite être entendu par les juges financiers, en charge, depuis cet été, d'une enquête contre X pour "faux", "escroquerie" et "blanchiment", a indiqué, jeudi 19 septembre, son avocat. "Cité dans la presse depuis plusieurs semaines", Thomas Fabius "demande à être entendu par les juges en charge de l'instruction afin de donner toute explication utile à la manifestation de la vérité."

Selon l'hebdomadaire Valeurs actuelles, les juges et les enquêteurs de l'Office central de répression de la grande délinquance financière s'intéresseraient notamment à l'annulation d'une dette de jeu de 700 000 euros de Thomas Fabius par un casino de Monaco appartenant à la Société des Bains de mer.

Son avocat dénonce une "fausse information"

Cette information selon laquelle "un établissement de jeux aurait effacé une dette de monsieur Thomas Fabius (...) est fausse et l'établissement en question l'a formellement démentie", a réagi maître Cyril Bonan, avocat de Thomas Fabius. La Société des Bains de mer a indiqué qu'elle n'effaçait "pas les dettes de jeu, même si ça peut prendre plusieurs années" pour obtenir un remboursement.

L'intérêt de la justice et de la police pour Thomas Fabius remonte à l'automne 2011, après une plainte qui avait entraîné l'ouverture par le parquet de Paris d'une enquête préliminaire pour faux et escroquerie. Selon des sources proches du dossier, la cellule anti-blanchiment de Bercy, Tracfin, avait ensuite fait un signalement sur d'importants mouvements de fonds, sans rapport possible avec une activité salariée, puisque Thomas Fabius n'est pas imposable sur le revenu.

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