Les frères Karabatic se confient à "Paris-Match"

Les frères Karabatic, Nikola et Luka, avant un match de handball le 30 septembre 2012 au stade Pierre-de-Coubertin, à Paris.
Les frères Karabatic, Nikola et Luka, avant un match de handball le 30 septembre 2012 au stade Pierre-de-Coubertin, à Paris. (FRANCK FIFE / AFP)

Luka et Nikola, joueurs de handball mis en examen dans l'affaire des soupçons de match truqué, affirment vivre un "vrai cauchemar".

HANDBALL - PARIS SUSPECTS – "On est sonnés ! On ne comprend pas l'acharnement dont on est l'objet." Les frères Karabatic, Nikola et Luka, mis en examen dans l'affaire des soupçons de match de handball truqué et des paris suspects portant sur la rencontre du 12 mai entre Cesson-Sévigné et leur club de Montpellier, sortent de leur silence. Dans un entretien qui paraîtra en intégralité dans l'hebdomadaire Paris-Match jeudi 11 octobre, les deux champions de handball affirment vivre un "vrai cauchemar".

Le magazine a été reçu le 6 octobre par les deux frères, leurs compagnes également mises en examen, et leur mère Lala, dans la maison familiale de Castelnau-le-Lez (Hérault), où ils vivent en reclus depuis une semaine.

"C'est comme si on allait au bûcher"

Dans cet interview, Nikola Karabatic, la grande star du handball français, revient sur les circonstances dans lesquels lui et son frère ont été interpellés le 30 septembre à Paris, dès la fin d'un match contre le PSG handball. "J'étais sous le choc, raconte-t-il. Quelqu'un est venu me dire que je partais en garde à vue. J'ai eu le temps de prendre une douche et on m'a mis dans un vestiaire à part. Ensuite, quand je suis sorti du stade, il y avait sur le trottoir des centaines de journalistes présents, des caméramans, des photographes, bien plus que pour notre retour des JO de Londres."

"C'est comme si on allait au bûcher. Tous les regards étaient tournés vers nous, les Karabatic, comme si nous étions les hommes à abattre", ajoute Luka. Il a admis devant le juge avoir parié, contrairement à Nikola. Mais l'un et l'autre nient farouchement toute volonté de truquer le match. "J'assume tout ce que j'ai fait. Et je suis prêt à payer pour ce que j'ai commis, explique Luka. Mais ce qui me fait le plus mal, c'est qu'on m'accuse d'avoir triché. C'est injuste ! Et ça me révolte !" "C'est une connerie (...), ajoute-t-il. J'aimerais retrouver le terrain le plus vite possible, pour garder la tête haute."

L'un et l'autre sont, de fait, au "chômage technique" puisque leur remise en liberté a été assortie d'une mesure de contrôle judiciaire, ce qui les empêche de rencontrer l'encadrement du club et les autres protagonistes du dossier. Au total, treize personnes, dont cinq autres joueurs ou ex-joueurs de Montpellier, ont été mises en examen pour "escroquerie par manœuvre frauduleuse" aux dépens de la Française des Jeux.

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