INFO FRANCE BLEU. Quimper : un Russe condamné à quitter le territoire ne peut être expulsé car déchu de sa nationalité

La ville de Quimper. 
La ville de Quimper.  (CAPTURE D'ECRAN / GOOGLE MAPS)

Un Russe de 56 ans est logé depuis vendredi dans un hôtel de Quimper (Finistère). Interdit de territoire en France, il ne peut pas retourner dans son pays d'origine, qui lui a ôté la nationalité.

Un Russe apatride est assigné à résidence dans un hôtel en périphérie de Quimper, dans le Finistère. L'homme a été condamné à 15 ans de prison. Il a purgé sa peine. Il est interdit de territoire, mais la Russie l'a déchu de sa nationalité. L'homme ne peut donc pas être expulsé rapporte, mardi 17 octobre, France Bleu Breizh Izel.  

En 2005, à Perpignan, ce Russe a été condamné à 15 ans de prison pour violence en réunion ayant entraîné la mort. Sa peine a été assortie d'une interdiction définitive du territoire français. Bénéficiant de remises de peine, l'homme est sorti de prison le 18 mai. Il a alors été pris en charge par la police aux frontières et placé en centre de rétention administrative. Mais, ayant été déchu déchu de sa nationalité, il est impossible de le renvoyer en Russie.

Obligé de pointer au commissariat

Au bout de 45 jours, son obligation de quitter le territoire n'ayant pas été appliquée, il est sorti du centre de rétention. Vendredi 13 octobre, l'homme de 56 ans est arrivé discrètement à Quimper, par avion, et a été placé dans un hôtel. Il doit pointer au commissariat plusieurs fois par semaine.  

Cette affaire résonne particulièrement alors qu'Emmanuel Macron a annoncé, dimanche 15 octobre, lors de son interview télévisée, qu'il souhaitait que "tout étranger en situation irrégulière qui commet un acte délictueux soit expulsé". Le chef de l'État se veut "intraitable" mais se retrouve là confronté aux limites du système concernant les apatrides.