Incidents après une manifestation anti-aéroport à Nantes

Des manifestants courent devant des bouteilles de pétrole explosant sur des vélos et des poubelles, à Nantes, après une manifestation contre un projet d\'aéroport, le 24 mars 2012.
Des manifestants courent devant des bouteilles de pétrole explosant sur des vélos et des poubelles, à Nantes, après une manifestation contre un projet d'aéroport, le 24 mars 2012. (JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP)

"C'est nul, c'est des gens de l'extérieur", regrette une association écologiste.


Des incidents ont éclaté samedi entre jeunes et forces de l'ordre à Nantes après une manifestation anti-aéroport qui avait rassemblé dans le calme de 3.000 à 10.000 manifestants.

Plusieurs centaines de jeunes restés après la dissolution de la manifestation ont été chargés à 19h00 par les forces de l'ordre, arrivées en force, avec plusieurs dizaines de véhicules de police et de gendarmerie et plus d'un millier d'hommes qui ont fait usage de lacrymogènes.

Selon un bilan établi par la préfecture, sept personnes ont été interpellées et cinq placées en garde à vue. Deux blessés légers ont été enregistrés l'un chez les forces de l'ordre, l'autre chez les manifestants.

"Des gens de l'extérieur"

En début de soirée tous les groupes étaient dispersés selon la préfecture, mais les forces de l'ordre restaient vigilantes.

Les jeunes, parmi lesquels des militants anarchistes qui avaient aussi manifesté contre l'aéroport, ont finalement été repoussés vers le nord de la ville, évacuant le Cours des 50 otages, une des principales artères nantaise, qu'ils occupaient depuis la fin de la manifestation et où des dégradations avaient été commises dont des feux de palettes et de poubelles.

"C'est des cons, c'est nul, des gens de l'extérieur", regrettait un des membres de l'Acipa, principale organisation anti-aéroport sur place.

La préfecture avait anticipé les débordements

Pour parer à tout débordement, compte tenu de la présence de plusieurs centaines de militants anarchistes venus d'autres régions et d'Europe, la préfecture avait mobilisé plus d'un millier d'hommes ainsi qu'un hélicoptère de surveillance et des canons à eau.

L'aéroport contesté, qui doit remplacer l'actuel aéroport de Nantes Atlantique, doit être construit d'ici à 2017 par le groupe Vinci à Notre-Dame-des-Landes, à 30 km au nord de Nantes.

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