Le chapiteau incendié à Chanteloup-les-Vignes sera reconstruit "dans moins d'un an"

Le chapiteau incendié à Chanteloup-les-Vignes, photographi ele 3 novembre 2019, soit le lendemain du jour de l\'incendie criminel
Le chapiteau incendié à Chanteloup-les-Vignes, photographi ele 3 novembre 2019, soit le lendemain du jour de l'incendie criminel (PIERRE RATEAU / AFPTV)

Le département prévoit la reconstruction à l'identique du bâtiment, une structure en bois d'un coût de 800 000 euros.

Le président Les Républicains (LR) du conseil départemental des Yvelines, Pierre Bédier, a promis lundi 4 novembre que le chapiteau ravagé samedi par un incendie volontaire à Chanteloup-les-Vignes, lors d'une soirée marquée par des violences urbaines, serait reconstruit "dans moins d'un an". Ce centre des arts de la scène et du cirque inauguré en 2018 "sera [...] entièrement financé par le département", a-t-il affirmé lors d'un point-presse devant les décombres du site, dans lequel s'affairaient encore pompiers et enquêteurs lundi.

Le département prévoit la reconstruction à l'identique du bâtiment, une structure en bois d'un coût de 800 000 euros qui contenait pour un montant équivalent des équipements, structures et costumes pour un montant équivalent, selon la maire (divers droite) de la ville, Catherine Arenou.

Pierre Bédier a précisé que sa collectivité financerait également ces équipements et le fonctionnement du site pour que la maire "puisse accroître ses services de médiation, de prévention et même de sécurité", en renforçant le cas échéant sa police municipale.

"La folie de quelques crétins"

Les violences avaient éclaté samedi 2 novembre au soir dans cette ville située à l'ouest de Paris, au cœur d'une importante rénovation urbaine ces dernières années. Des policiers ont été pris pour cibles et le chapiteau de la Compagnie des contraires incendié. Deux individus, dont un mineur, ont été interpellés et étaient toujours en garde à vue lundi après-midi.

Lundi, le Premier ministre, Edouard Philippe, a fustigé l'acte d'une "petite bande d'imbéciles et d'irresponsables". Pierre Bédier a, lui, assuré qu'il n'était "pas question de céder devant la folie de quelques crétins qui pénalisent 99,99% de la population". "Bien sûr, il y a des difficultés" dans ce type de quartier populaire, "mais ce n'est pas en brûlant ces équipements publics qu'on va [les] régler", a-t-il ajouté.

Chanteloup-les-Vignes est "la proie d'agressions diverses et variées depuis plusieurs jours", avait déploré dimanche Catherine Arenou, évoquant les coupures quotidiennes d'éclairage public, provoquées par certains jeunes du quartier sensible de la Noé, près duquel est implanté le chapiteau.

Vous êtes à nouveau en ligne