Incendie meurtrier à Paris : un père lance un appel pour retrouver son fils

Les pompiers interviennent sur le lieu d\'un incendie meurtrier dans le 16e arrondissement de Paris, le 5 février 2019.
Les pompiers interviennent sur le lieu d'un incendie meurtrier dans le 16e arrondissement de Paris, le 5 février 2019. (GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)

Patrick Jouclas est sans nouvelle de son fils Jonathan depuis l'incendie survenu rue Erlanger. Le jeune homme de 26 ans habitait au 7e étage de l'immeuble et ne figure pas parmi les victimes identifiées.

Patrick Jouclas est sans nouvelles de son fils depuis l'incendie qui a fait au moins dix morts et une trentaine de blessés dans un immeuble du 16e arrondissement de Paris, mardi 5 février. Jonathan, 26 ans, habitait au 7e étage de ce bâtiment de la rue Erlanger. "Il ne figure pas parmi les premières victimes identifiées et nous espérons donc qu’il soit admis inconscient et non identifié dans [un service de réanimation] de Paris", explique Patrick Jouclas sur Facebook.

Sur RTL, ce médecin affirme que l'APHP n'a que peu d'informations sur les blessés hospitalisés et non identifiés. "Une dame (...) m'a dit qu'il y avait eu des admis sous X mais elle n'était pas capable de me dire où [ils se trouvaient]", détaille-t-il.

"Un standardiste m'a raccroché deux fois au nez"

Patrick Jouclas a donc "appelé les urgences" de plusieurs hôpitaux parisiens "pour voir s'il y avait des patients non identifiés". "Ce sont des longues minutes passées à attendre un interlocuteur et on vous dirige parfois vers le mauvais service, poursuit-il. Un standardiste [de la Pitié-Salpêtrière ], un peu exaspéré par ma démarche de rechercher mon fils, m'a raccroché deux fois au nez."

"Si vous travaillez dans un service de [réanimation] d’un hôpital ayant admis des blessés non identifiés à la suite de l’incendie, (...) merci de nous contacter", plaide Patrick Jouclas. Il précise que son fils a un "ostéome ostéoïde de 2,5 cm", une petite boule osseuse "lui faisant une bosse impossible à rater", derrière son oreille gauche. Il espère que ce "signe absolument reconnaissable" permettra d'identifier Jonathan.

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