DIRECT. Incendie à Paris : la suspecte est sortie de son 13e séjour en hôpital psychiatrique le 30 janvier, confirme le procureur

Le procureur de Paris Rémy Heitz et le préfet de police Michel Delpuech, le 12 janvier 2019.
Le procureur de Paris Rémy Heitz et le préfet de police Michel Delpuech, le 12 janvier 2019. (THOMAS SAMSON / AFP)

Une femme ayant des antécédents psychiatriques et judiciaires a été interpellée, dans l'enquête sur l'incendie qui a fait 10 morts, à Paris. 

Le profil de la suspecte est au cœur de l'enquête, au lendemain de l'incendie qui a tué 10 personnes et blessé une trentaine d'autres, dans un immeuble du 16e arrondissement de Paris, mardi 5 février. Le procureur de la République, Rémy Heitz, doit tenir, mercredi 6 février, une conférence de presse pour faire le point sur les investigations.

13 séjours en hôpital psychiatrique. La mise en cause, Essia B., a effectué "13 hospitalisations au sein de l'hôpital psychiatrique Sainte-Anne, entre 2009 et 2019", indique le procureur. Le dernier a pris fin le 30 janvier 2019. Aucune condamnation ne figure à son casier judiciaire, mais elle a été mise en cause dans deux procédures en 2016, dont l'une pour avoir mis le feu à des vêtements dans un magasin.

Admise à l'infirmerie psychiatrique. La femme interpellée non loin des lieux, qui habitait l'immeuble, a été admise à l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police (IPPP), quelques heures après avoir été placée en garde à vue. "Si son état de santé n'évolue pas, elle pourra faire l'objet d'une mesure d'hospitalisation d'office, a précisé le procureur. Il reviendra ensuite à des experts psychiatres d'indiquer si son discernement était altéré ou aboli au moment des faits".

Dix morts et 32 blessés. Il a fallu plus de cinq heures aux pompiers pour maîtriser le feu qui a également fait 32 blessés dont huit pompiers. Plus d'une cinquantaine de personnes ont dû être évacuées en urgence, à l'aide de grandes échelles et de cordes notamment. La complexité des lieux, l'immeuble étant situé sur cour, a rendu l'intervention des pompiers particulièrement dangereuse.

23h58 : "On connaissait cette dame parce qu'on la voyait souvent dans notre rue. C'est une dame qui boit, qui a des problèmes et qui a besoin d'argent tout le temps."

Lucien Saadoun, gérant de deux boutiques de vêtements du 16e arrondissement de Paris, connaît plus particulièrement la principale suspecte de l'incendie qui a fait 10 morts car il a déjà eu affaire à elle. En juillet 2016, cette dernière avait, selon lui, mis le feu à l'un de ses magasins. Il s'est confié à franceinfo.

22h21 : Où les rescapés vont-ils être relogés ? Que va devenir l'immeuble sinistré ? L'immeuble était-il équipé d'extincteurs ? Les détecteurs de fumée ont-ils fonctionné ? Des travaux ont-ils rendu le feu plus violent ? Autant de questions qui se posent après l'incendie qui a fait au moins 10 morts à Paris. On tente d'y répondre dans cet article.

20h38 : Un homme est toujours à la recherche d'une femme de 45 ans et de son fils de 16 ans, qui habiteraient l'immeuble du 16e arrondissement de Paris. Il lance un appel sur Twitter.

20h37 : L'identité de toutes les personnes mortes dans cet incendie ne sont pas encore connues : la justice en a identifié six sur dix, a annoncé le procureur de la République de Paris.

20h32 : @Ju2 : Vous avez malheureusement raison... Patrick Jouclas a annoncé sur Facebook, il y a une heure, la mort de son fils de 26 ans. "Il n'a jamais pu quitter sa chambre", indique-t-il. Ce père avait lancé un appel ce matin, car il était sans nouvelles de son fils depuis l'incendie meurtrier.

20h32 : il semblerait que Jonathan Jouclas, qui était recherché par son père, fasse partie des victimes de l’incendie...

19h12 : Essia B. a été entendue brièvement après son dégrisement. "Elle tenait des propos confus, au terme desquels elle indiquait ne pas avoir commis les faits", a précisé le procureur de la République de Paris. Si son état de santé n'évolue pas, elle pourra faire l'objet d'une mesure d'hospitalisation d'office. Il reviendra ensuite à des experts psychiatres d'indiquer si son discernement était altéré ou aboli au moment des faits.

19h01 : La suspecte a effectué ces 13 séjours entre 2009 et 2019. Aucune condamnation ne figure à son casier judiciaire mais elle a été mise en cause dans deux procédures qui ont fait l'objet d'un classement, au vu de son état mental. L'une de ces procédures concernait le fait de mettre le feu à des vêtements dans un magasin.

18h57 : La principale suspecte est sortie de son 13e séjour en hôpital psychiatrique le 30 janvier, confirme le procureur de la République, Rémy Heitz.

19h04 : "Regarde-moi dans les yeux, toi qui aimes les flammes, ça va te faire tout drôle quand tout va exploser" : le procureur de la République rapporte la phrase que la suspecte a prononcée devant son voisin sapeur-pompier avant l'incendie. Cette femme, Essia B., a été interpellée à 0h45.

18h52 : "Je ne suis pas en mesure de vous dire s'il y a eu un ou plusieurs départs de feu."


Le procureur de la République de Paris vient de commencer sa conférence de presse. Il confirme l'ouverture d'une enquête sur l'incendie survenu dans le 16e arrondissement de Paris hier, qui va véritablement débuter dans les jours qui arrivent.

18h26 : Au lendemain de l'incendie meurtrier qui a fait au moins dix morts à Paris, les habitants se pressent à la cellule psychologique installée dans la mairie du 16e arrondissement pour prendre des nouvelles, apporter des vêtements ou encore s'enquérir de la question de leur relogement. Jérôme Jadot s'y est rendu pour franceinfo, voici son reportage.

17h56 : Le procureur de la République de Paris Rémy Heitz donnera, à 18h30, une conférence de presse au sujet de l'incendie survenu dans la nuit de lundi à mardi dans le 16e arrondissement de Paris. Nous la suivrons bien sûr en direct sur franceinfo.

17h30 : La quadragénaire suspectée d'avoir allumé l'incendie mortel d'un immeuble parisien mardi souffrait de troubles psychiatriques, et était connue des services de police. Quelles sont les modalités de suivi psychiatrique des personnes interpellées en France ? Eléments de réponse dans notre article.




(PHILIPPE LOPEZ / AFP)

16h45 : Détecteurs de fumée, extincteurs... Au lendemain du terrible incendie survenu à Paris, nos confrères de France 2 reviennent sur les normes et équipements de sécurité imposés par la loi pour limiter les risques.

14h44 : Patrick Jouclas est sans nouvelles de son fils Jonathan depuis l'incendie survenu rue Erlanger dans la nuit de lundi à mardi. Le jeune homme de 26 ans habitait au 7e étage de l'immeuble et ne figure pas parmi les victimes identifiées. Ce médecin de profession espère que son fils a été admis inconscient et non-identifié dans le service de réanimation d'un hôpital.

14h09 : Des résidents de l'immeuble incendié hier dans le 16e arrondissement ont tenté ce matin d'accéder à leur logement. L'accès leur est toujours interdit. Ils sont provisoirement hébergés. Et pour eux, les problèmes matériels ne font que commencer. France 3 les a rencontrés.

13h37 : Le quartier est toujours bouclé et les habitants toujours sous le choc, rue Erlanger, dans le 16e arrondissement de Paris, où a eu lieu hier l'incendie qui a fait au moins 10 morts. Nos confrères de France 3 sont allés sur place, où pompiers et enquêteurs poursuivent leurs investigations et où les enfants sont retournés à l'école.

11h37 : Quels sont les bons gestes à avoir en cas d'incendie ? Après le drame dans le 16e arrondissement de Pars qui a fait au moins dix morts et une trentaine de blessés, franceinfo se penche sur les bonnes pratiques à avoir en tête en cas de feu dans votre appartement ou maison.



(RICCARDO MILANI / HANS LUCAS / AFP)

08h24 : Nous avons plus d'informations concernant le parcours judiciaire de l'habitante interpellée après l'incendie de l'immeuble parisien et qui est connue pour ses antécédents psychiatriques. Selon une source judiciaire à France 2 et France 3, elle avait été mise en cause dans trois procédures distinctes :

• Une procédure en 2016 pour vol précédé de dégradation (classée sans suite pour état mental déficient).

• Une procédure en 2016 pour une contravention de violences (classée sans suite pour état mental déficient).

• Une procédure en 2017 pour violences conjugales classée sans suite (infraction insuffisamment caractérisée).

07h23 : "J'ai vu que c'était quelqu'un qui avait des perturbations psychiques, c'était quelqu'un qui voulait tout de suite être ami ami, qui voulait vous donner son numéro de téléphone... comme si on se connaissait." Plusieurs voisins de l'immeuble incendié décrivent auprès de franceinfo la personnalité de la femme qui a été interpellée après le drame et qui présente des antécédents psychiatriques.



(BENOÎT MOSER/BSPP)

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