Incendie de l'usine Lubrizol : l'Anses recommande de poursuivre les prélèvements sur certains aliments pendant un an

L\'usine Lubrizol de Rouen (Seine-Maritime) ravagée par les flammes, le 27 septembre 2019.
L'usine Lubrizol de Rouen (Seine-Maritime) ravagée par les flammes, le 27 septembre 2019. (YACINE MOUFADDAL / SDIS / AFP)

"Le sol peut être une source de contamination par ingestion directe par les animaux, par transfert aux végétaux qui seront ingérés par les animaux et par l'homme, ou encore par transfert via le réseau hydrologique", indique l'Agence française de sécurité sanitaire.

Les autorités doivent rester vigilante après l'incendie de l'usine Lubrizol à Rouen (Seine-Maritime). L'Agence française de sécurité sanitaire (Anses) préconise, jeudi 28 novembre, de poursuivre pendant un an les prélèvements sur les denrées alimentaires dans la zone située sous le panache de fumée consécutif à l'incendie.

L'agence sanitaire, dans un communiqué accompagnant son avis, indique que les analyses d'aliments réalisées n'ont pas mis en évidence de risque pour la santé dans la zone touchée par les retombées de suie, lors du passage du panache de fumée. L'analyse des cartes de la répartition des prélèvements en fonction de la modélisation du panache n'a pas montré, par ailleurs, "de corrélation évidente entre l'intensité des dépôts et les concentrations des contaminants analysées dans les prélèvements, excepté une tendance pour les dioxines, furanes et polychlorobiphényles dans les œufs", détaille l'Anses.

Dans ce quatrième avis rendu depuis l'incendie, le premier sur la stratégie de surveillance dans la durée des risques sanitaires, l'Anses estime donc nécessaire de prévenir tout risque sur la santé "au regard d'une exposition chronique aux contaminants par l'alimentation", du fait de transferts de polluants libérés par l'incendie.

Surveillance du lait, des œufs, des poissons d'élevage, des légumes racines

"Le sol peut être une source de contamination par ingestion directe par les animaux, par transfert aux végétaux qui seront ingérés par les animaux et par l'homme, ou encore par transfert via le réseau hydrologique", indique le communiqué. L'Anses préconise donc de "prélever majoritairement des échantillons de denrées alimentaires d'origine animale destinées à la consommation humaine : lait, œufs (en privilégiant les élevages plein air) ou encore poissons d'élevage". Sont également cités "les légumes racines et l'ensilage de maïs".

"Ces prélèvements ont vocation à être conduits sur une année, en tenant compte des saisons de productions agricoles", précise l'Anses. "De plus, il est préconisé de privilégier des productions agricoles végétales cultivées en plein champ par rapport aux cultures sous serres ou tunnel, ainsi que les productions issues des animaux élevés en plein air", recommande-t-elle.

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