Incendie de l'usine Lubrizol à Rouen : au moins cinq pompiers présentent des "bilans hépatiques perturbés"

Un pompier marche dans l\'usine Lubrizol de Rouen, le 27 septembre 2019, au lendemain de l\'incendie.
Un pompier marche dans l'usine Lubrizol de Rouen, le 27 septembre 2019, au lendemain de l'incendie. (LOU BENOIST / AFP)

Les 900 pompiers mobilisés sur l'incendie de la fin septembre à Rouen ont effectué des analyses sanguines.

Au moins cinq pompiers qui sont intervenus sur l'incendie de l'usine Lubrizol, à Rouen, présentent des "bilans hépatiques perturbés" au niveau du foie ou des reins, rapporte mercredi 16 octobre France Bleu Normandie. Les 900 pompiers mobilisés sur l'incendie sont suivis de près par des médecins et ont effectué des analyses sanguines.

"Ce n'est pas alarmant du tout, ce qu'il faut vraiment voir, c'est combien [de pompiers] vont être impactés à la deuxième prise de sang", affirme Chris Chislard, le porte-parole du SDIS 76, joint par France Bleu.

D'après lui, "il fallait faire une première prise de sang dite 'blanche', dans les 21 premiers jours après exposition sur Lubrizol. C'est la deuxième prise de sang, qui aura lieu à 30 jours, qui nous montrera si oui ou non il y a des choses qui sont passées dans le sang, dans les reins, et qui nous montreront la problématique d'exposition à quelque chose de toxique sur le site de Lubrizol".

Pas assez de matériels ni de protections

Trois semaines après l'incendie de l'usine, de nombreuses questions demeurent sur les conséquences sanitaires et environnementales. Lubrizol produisant des lubrifiants pour automobile, les produits qui ont brûlé sont de substances chimiques. La préfecture a publié près de 500 fiches sur les caractéristiques de ces produits.

Des inquiétudes perdurent au sujet de leur dangerosité. "Tous les pompiers n'ont pas reçu à temps les masques papiers une fois que le feu était éteint sur site, en fin d'après-midi le jour du sinistre. De même, nous n'avons pas suffisamment de masques à cartouches filtrantes à disposition", avait par exemple indiqué Mathieu Gibassier, secrétaire général de la CGT du Sdis 76. "Les effectifs étaient insuffisants au démarrage du sinistre. On a eu du mal à être ravitaillés en habillement. Il y a eu beaucoup de démerde."

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