Incendie à Aubervilliers : l'insalubrité des logements en questions

france 2

L'incendie qui a ravagé un immeuble d'Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis, le 19 août, pose une nouvelle fois la question de l'insalubrité de nombreux logements en France.

Le constat est alarmant. Les habitants de l'immeuble voisin de celui qui a brûlé le 19 août, à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), sont formels : l'incendie aurait très bien pu se déclarer chez eux. Une cuisinière qui vit seule depuis 15 mois nous fait visiter son logement de 20 mètres carrés, 500 € de loyer. Elle n'a pas les moyens de quitter l'immeuble même si, selon elle, le propriétaire le laisse à l'abandon.

La question se pose alors : combien de familles vivent dans une telle insalubrité ? Y a-t-il de plus en plus de taudis ? La fondation Abbé-Pierre estime qu'ils sont 600 000 en France, le phénomène comprenant les pavillons de banlieue. Il y a quelques mois, France 2 avait filmé une maison de banlieue pavillonnaire divisée en quatre logements, l'un dans le garage. Pour lutter contre ces pratiques, des mairies mettent en place des brigades spécialisées sans toutefois enrayer le phénomène.

Quelles sanctions contre les marchands de sommeil ?

La législation est-elle alors trop laxiste ? Chaque année, pour 3 000 signalements liés à l'insalubrité, seuls 90 marchands de sommeil sont condamnés. Les profils sont variés : des familles étrangères qui louent à des prix exorbitants à des compatriotes, ou des particuliers. Un médecin retraité a récemment été condamné pour des logements délabrés en Seine-Saint-Denis. L'insalubrité est déclarée en préfecture, s'ils ne font pas de travaux, les marchands de sommeil risquent 5 ans de prison et 150 000 € d'amende. Pour certains, ces mesures ne sont pas assez fortes, les biens doivent être saisis. La nouvelle loi sur le logement actuellement discutée au Parlement doit renforcer la lutte contre l'habitat insalubre.

Le JT
Les autres sujets du JT
Vous êtes à nouveau en ligne