Feux de forêt : "Certaines personnes sont imprudentes, elles font des brûlages de végétaux qui leur échappent"

Un pompier asperge les dernières fumeroles de l\'incendie de Palasca, en Haute-Corse, le 23 octobre 2017. 
Un pompier asperge les dernières fumeroles de l'incendie de Palasca, en Haute-Corse, le 23 octobre 2017.  (PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP)

Nicolas Faure, colonel des pompiers des Bouche-du-Rhône, a alerté mercredi sur franceinfo : les risques d'incendie existent toujours en ce mois d'octobre, à cause de la sécheresse. 

Près de 2 000 hectares ont brûlé en Haute-Corse dimanche 22 octobre, et dans le Sud-Est de la France, les départs de feux sont quasi quotidiens. Nicolas Faure, colonel des pompiers des Bouche-du-Rhône a pointé mercredi 25 octobre sur franceinfo l'imprudence "de certaines personnes" qui n'ont pas "conscience du niveau de sécheresse" du moment.

"C'est une situation exceptionnelle. La sécheresse exceptionnelle de cette année nous conduit à avoir une activité opérationnelle soutenue jusqu'à ces derniers jours et peut-être dans les jours à venir parce que les températures restent élevées et on annonce du vent pour le week-end", a-t-il expliqué.

Voir "au-delà de la simple période estivale"

Une douzaine d'incendies ont eu lieu en 48 heures dans les Bouches-du-Rhône : "Les températures sont un peu plus basses, il y a un peu plus d'humidité, mais la végétation est toujours en état de stress hydraulique. Elle est vraiment desséchée", a-t-il rappelé. "Certaines personnes sont imprudentes. Elles font des brûlages de végétaux sur le terrain et cela leur échappe et provoque un feu de 10 hectares", a-t-il ajouté.

D'habitude, en octobre, "on lève le dispositif de surveillance préventive, on reste sur des risques plus saisonniers qui sont les inondations." Mais cette année, "il a fallu maintenir un dispositif de surveillance, remettre du personnel sur le terrain dès lors qu'il y avait du vent", a-t-il expliqué. Les sapeurs-pompiers vont devoir s'adapter, si on s'oriente vers des périodes de sécheresse beaucoup plus longues : "Il faut qu'on voit au-delà de la simple période estivale", a conclu le colonel.

Incendies en octobre : "C'est une situation exceptionnelle" Nicolas Faure, colonel des pompiers des Bouche-du-Rhône à franceinfo.
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