Ce que l'on sait de l'incendie dans une maison de retraite du 16e arrondissement de Paris

Les pompiers évacuent des personnes, lors d\'un incendie dans le 16e arrondissement de Paris, le 15 septembre 2019. 
Les pompiers évacuent des personnes, lors d'un incendie dans le 16e arrondissement de Paris, le 15 septembre 2019.  (FRANCE TELEVISIONS)

Le feu, qui s'est déclaré au deuxième étage de l'établissement, a causé la mort d'un pensionnaire et fait au moins deux blessés graves.  

Un violent incendie s'est déclaré, dimanche 15 septembre vers 21h20, dans une maison de retraite située rue de la Source, dans le 16e arrondissement de Paris. Un homme âgé de 100 ans est mort et deux autres personnes ont été hospitalisées dans un état grave. D'importants moyens d'intervention ont été déployés et le feu a été circonscrit aux alentours de 23 heures. Franceinfo fait le point sur ce que l'on sait de cet événement. 

Le feu s'est déclaré dans la soirée 

Le feu s'est déclaré à 21h20, dans une chambre au deuxième étage de l'établissement. Selon Eric Moulin, porte-parole des pompiers de Paris, la fumée s'est rapidement répandue dans le couloir, intoxiquant plusieurs personnes. Entre trente et quarante résidents de l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), qui en compte 86, ont dû être évacués. Plusieurs d'entre eux ont trouvé refuge dans une brasserie voisine, mise à disposition par le propriétaire, et ont été pris en charge par les secours.

Une dizaine de personnes vivant à l'étage où l'incendie s'est déclaré ont été évacuées dans un Ehpad de Neuilly-sur-Seine, tandis que les autres pensionnaires ont pu regagner leur chambre, une fois les lieux sécurisés. Au total, 156 sapeurs-pompiers ont été mobilisés pour éteindre le feu et évacuer la fumée qui a intoxiqué plusieurs victimes. "Les moyens de secours de l'établissement ont particulièrement bien fonctionné, le désenfumage mécanique, les portes coupe-feu, l'alarme incendie", a détaillé le commandant Eric Moulin. 

Au moins un mort et deux blessés graves 

Un homme centenaire a trouvé la mort dans le sinistre. Deux femmes de 88 et 96 ans sont dans un état grave et le pronostic vital de l'une d'elles est engagé. Selon les informations de France Télévisions, un pompier a aussi été légèrement blessé lors de l'intervention.  

Le groupe Orpea, gestionnaire de l'établissement, a donné des précisions, lundi, dans un communiqué (en PDF)"Deux résidentes ont été fortement incommodées par les émanations et ont été transférées immédiatement à l'hôpital. Ce [lundi] matin, les nouvelles sont rassurantes concernant l'une d'entre elles et nous attendons des informations concernant la seconde." "Deux autres ont été hospitalisées par précaution et devraient réintégrer l'établissement dans la journée", poursuit-il.

Une enquête pour "homicide involontaire" 

Des investigations ont été lancées, sous la responsabilité de la préfecture de police de Paris, afin de comprendre comment le feu s'est déclaré. Le parquet de Paris a ouvert, lundi, une enquête pour "homicide involontaire". La piste criminelle semble donc écartée. 

Dans la soirée, le laboratoire des pompiers de Paris, épaulé par celui de la préfecture de police, a réalisé les premières analyses, "c’est-à-dire le recueil d'indices dans les appartements concernés ou encore les auditions d'éventuels témoins", précise le journaliste de France Télévisions Benjamin Delombre. Dans son communiqué, le groupe Orpea indique que l'enquête "devrait déterminer l’origine et les circonstances précises de ce départ de feu, qui sont à ce stade indéterminées".

Une cigarette mal éteinte ?

Si rien n'a officiellement filtré sur les circonstances du drame, la maire du 16e arrondissement, Danièle Giazzi, a évoqué une cigarette mal éteinte pour expliquer le sinistre, d'après les informations de France 2. Mais "ce n'est qu'une piste parmi d'autres qui demande à être étudiée et confirmée par le travail des enquêteurs", précise Benjamin Delombre.

Interrogée par Le Parisien, une résidente de 95 ans, dont la chambre se trouve au deuxième étage de l'Ehpad, juge l'hypothèse du mégot plausible. "J'ai une voisine plus jeune que moi qui fume très souvent… mais sur sa terrasse", confie-t-elle.

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