Houle et vents violents : sept noyades mortelles dimanche sur le littoral de l'Hérault

La plage de Carnon (Hérault) surveillée par des sauveteurs en jet ski dimanche 28 juillet 2013.
La plage de Carnon (Hérault) surveillée par des sauveteurs en jet ski dimanche 28 juillet 2013. ( MAXPPP)

Depuis vendredi, neuf personnes ont trouvé la mort dans ces circonstances dans l'Hérault. 

Sept personnes ont péri noyées, dimanche 28 juillet sur les plages du littoral de l'Hérault, en raison de vents violents et d'une forte houle, selon les gendarmes, les pompiers et la police. Depuis vendredi, neuf personnes ont trouvé la mort dans ces circonstances dans l'Hérault, alors que le drapeau rouge, ou orange, était sorti. Les pompiers sont intervenus une vingtaine de fois pour la seule journée de dimanche, et une cinquantaine de fois depuis vendredi.

Où ont eu lieu ces noyades ?

Quatre des victimes de dimanche sont mortes sur les plages, en mer ou à terre après des tentatives de réanimation, et trois autres ont péri à l'hôpital où elles avaient été transportées. Ces noyages sont dûes à des vents violents du sud-est, atteignant parfois 70 nœuds (environ 130 km/h), qui provoquent une forte houle et des lames de fond, selon les pompiers.

Les noyades de dimanche se sont produites sur six plages, à Palavas (un homme de 70 ans originaire de Tulle), La Grande-Motte (un homme de 40 ans), Valras-Plage (un homme de 70 ans), Vendres (un homme de 50 ans et un autre entre 50 et 60 ans), Carnon (un homme de 57 ans) et Sète (un homme de 52 ans). Vendredi, la mer houleuse avait fait une première victime, un homme de 47 ans. Un autre homme de 42 ans, qui s'était noyé à Palavas vendredi mais avait été transporté à l'hôpital de Montpellier, est décédé dimanche. Une femme de 50 ans se trouvait toujours dans le coma dimanche soir à l'hôpital de Montpellier. Elle s'était noyée dimanche matin vers 10 heures au Cap d'Agde.

Comment expliquer ce phénomène "hors norme" ?

L'ensemble du littoral héraultais a été touché par ce phénomène, contre lequel la préfecture avait pourtant mis en garde les vacanciers dès vendredi, à la suite d'un premier décès. "Le fort vent de sud-est" crée "localement des phénomènes de ressac dangereux et de houle", avait-t-elle indiqué dans un communiqué. "La prudence des baigneurs est donc indispensable", avait-elle souligné.

"Les gens s'aventurent en mer et ne peuvent plus revenir. Nous connaissons ce type d'épisodes au moins une fois par été, mais le bilan de ce week-end est lourd, hors norme", selon les pompiers. "On a affaire à des gens inconscients qui bravent l'interdit. Non seulement ils vont se baigner alors que les drapeaux sont rouges, mais en plus ils ne peuvent que voir que la mer est démontée", a déploré un gendarme.

Quels conseils ?

Le ministère de l'Intérieur a appelé dimanche soir "les vacanciers à la plus grande prudence sur le littoral méditerranéen et notamment dans l'Hérault". Le ministère a appelé "à la responsabilité de tous, notamment celle des adultes et des parents. Les consignes de sécurité, et notamment d'interdiction de baignade, doivent être strictement respectées", a indiqué son porte-parole. "Ce bilan est un bilan tragique. Pour que les vacances ne soient pas synonymes de tragédies, de vies et de familles brisées, il faut être particulièrement vigilant", a ajouté le ministère de l'Intérieur.

Le littoral héraultais a enregistré 29 décès par noyade en 2012. Le nombre total de morts par noyade s'élèvait à 54, l'an dernier, en Languedoc-Roussillon, rappelle France 3 Languedoc-Roussillon.

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