Haut-Rhin : fin de la prise d'otage à la prison d'Ensisheim

Un gendarme devant la prison d\'Ensisheim, le 4 juin 2017. 
Un gendarme devant la prison d'Ensisheim, le 4 juin 2017.  (FREDERICK FLORIN / AFP)

Un gardien de prison était retenu depuis 19h30, dimanche soir, à la maison centrale d'Ensisheim (Haut-Rhin) par trois détenus. Une prise d'otage qui a pris fin lundi matin, sans faire de blessé.

La prise d'otage à la maison centre d'Ensisheim (Haut-Rhin) s'est terminée lundi 5 juin vers 5h50, sans qu'il y ait de blessé, rapporte France Bleu Alsace. Les trois détenus qui retenaient un surveillant de 33 ans depuis dimanche soir ont été placés en garde à vue. Leurs revendications n'étaient pas connues lundi matin.

Le surveillant n'a pas été blessé

La prise d'otage s'est produite lors de la distribution des repas, vers 19h30. L'un des détenus a dérobé les clés du surveillant, afin de libérer deux codétenus. Tous les trois ont ensuite retenu leur otage, sous la menace d'un couteau, au premier étage de l'établissement.

Le surveillant n'a subi aucune violence physique. Il a été pris en charge par les psychologues et les gendarmes. Selon les informations de France Bleu Alsace, l'un des détenus impliqués a cinq prises d'otage à son actif, dans différents établissements.

La directrice interrégionale des services pénitentiaires de Strasbourg, le préfet du Haut-Rhin et le vice-procureur se sont rendus sur les lieux, où a été activée une cellule de crise, a précisé, dimanche soir, le ministère dans un communiqué. L’équipe régionale d'intervention et de sécurité (Eris : forces d’intervention de l’administration pénitentiaire) s'est également rendue sur place.

Cette prison compte 200 places et accueille 190 détenus. Elle regroupe des personnes condamnées à de longues peines d'emprisonnement. Parmi eux, il y a notamment Francis Heaulme, Guy Georges, Michel Fourniret et par le passé Emile Louis avant sa mort.

La maison centrale d'Ensisheim avait déjà été victime d'une prise d'otage en juin 2016. Celle-ci s'était terminée au bout de sept heures de négociations. Le détenu preneur d'otage protestait contre le traitement de l'administration pénitentiaire et retenait le psychologue de l'établissement en le menaçant avec une arme.  

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