Ce que l'on sait de la fillette de 9 ans tuée par arme à feu en Gironde

Les enquêteurs au travail à Barsac (Gironde), où une fillette de 9 ans a été tuée lundi 9 mars 2015.
Les enquêteurs au travail à Barsac (Gironde), où une fillette de 9 ans a été tuée lundi 9 mars 2015. (FRANCE 3 AQUITAINE)

Une jeune femme a été interpellée alors qu'elle braquait son arme sur les véhicules qui passaient à l'entrée du village de Barsac. La police suspecte un drame familial.

Une fillette de 9 ans a été abattue en pleine rue, à la sortie du village de Barsac (sud de la Gironde), tôt dans la matinée du lundi 9 mars. Une femme de 33 ans, qui pourrait être la mère de l'enfant, a été interpellée dans un état "d'hystérie" et hospitalisée.

Que s'est-il passé ?

Vers 6 heures 45, lundi matin, des témoins ont vu une femme, armée d'un fusil, tirer en direction de plusieurs voitures qui traversaient Barsac. Un automobiliste au moins a assuré avoir essuyé un tir. Un infirmier psychiatrique, descendu de son véhicule, a tenté de parlementer avec la femme, qui a abandonné son arme, vide de munitions. Elle s'est enfuie à pied dans les vignes avoisinantes, avant d'être très rapidement interpellée quelques centaines de mètres plus loin par les gendarmes.

Dans l'intervalle, des témoins ont découvert le corps de la petite fille, grièvement blessée au flanc gauche par une balle de fusil. Les premiers soins dispensés par un témoin et l'arrivée des secours n'ont pas suffi à sauver l'enfant. Ses blessures, au thorax, présentaient "une compatibilité" avec l'arme utilisée par la femme, a indiqué le parquet de Bordeaux.

Que sait-on de la femme arrêtée ?

La trentenaire qui avait pris la fuite a été arrêtée vers 7 heures 30 précise France 3 Aquitaine. Elle était dans un "état d'hystérie pas croyable" lors de son interpellation par les gendarmes, tenant des propos "plus ou moins compréhensibles", selon une source proche de l'enquête. 

Elle a été examinée à l'hôpital de Langon et "une mesure hospitalisation d'office a été prise" en raison de son état, entraînant de fait la levée de la mesure de garde à vue prise au moment de l'interpellation, a précisé le parquet. "Un expert a été désigné pour évaluer son état mental", a-t-on précisé de même source. Toutefois, son état et la médication qu'il nécessite risquent de retarder sa possible audition.

La femme est très vraisemblablement la mère de la fillette. C'est ce que croit savoir Dominique Cavallois, premier adjoint au maire, contacté par francetv info. Une information confirmée à l'AFP par différentes sources. Les investigations devaient s'attacher à confirmer le lien entre la femme et la jeune victime, mais aussi le moment du tir, et vérifier les premiers propos tenus par la tireuse pour expliquer son geste. "On ne sait rien des raisons à ce stade", a insisté Dominique Cavallois.

La suspecte n'avait aucun lien avec la commune de Barsac et son véhicule est immatriculé dans le département voisin du Lot-et-Garonne. Comment expliquer la présence de la femme sur la commune ? Le quotidien Sud Ouest a évoqué une panne d'essence, mais les raisons pour lesquelles la voiture s'est arrêtée à Barsac n'étaient dans un premier temps pas connues avec certitude.

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