Gard : un gendarme percuté lors d'un contrôle, deux motards recherchés

Un véhicule de la gendarmerie, le 15 août 2016.
Un véhicule de la gendarmerie, le 15 août 2016. (MAXPPP)

Un gendarme a été délibérément percuté lundi lors d'un contrôle à Langlade, près de Nîmes (Gard). Ses jours ne sont pas en danger.

Les gendarmes recherchent deux motards qui ont délibérément refusé de s'arrêter lundi 8 mai lors d'un contrôle routier à Langlade, près de Nîmes, dans le Gard, rapporte France Bleu Gard Lozère mardi 9 mai. L'un de ces motards avait percuté volontairement l'un des gendarmes, le blessant légèrement.

La gendarmerie du Gard a lancé un appel sur sa page Facebook. Les témoins de la scène ou les personnes disposant d'indices permettant de retrouver ces deux adeptes de motocross, sont invités à appeler la gendarmerie au 04 66 38 50 00.

Le gendarme percuté a quitté l'hôpital

Les faits remontent à lundi, en fin de matinée. Deux adeptes de moto-cross approchent d'un contrôle routier à l'occasion de la fête de printemps de Langlade. Les gendarmes leur font signe de s'arrêter, mais la première moto refuse de s'arrêter, et fonce délibérément sur les militaires. L'un des gendarmes est percuté, tandis que le second motard rebrousse chemin et s'enfuit dans l'autre sens.

Choqué, le gendarme est pris en charge à l'hôpital, à Nîmes, pour des blessures à la jambe et des douleurs thoraciques, mais ses jours ne sont pas en danger. Il a pu quitter l'hôpital dès lundi après-midi.

Un important dispositif de recherche

Malgré un gros dispositif de recherche, incluant un hélicoptère et le déploiement d'une soixantaine d'hommes, les deux adeptes de motocross et délit de fuite n'ont, pour l'instant, pas été rattrapés.

La peine encourue pour un délit de fuite avec circonstances aggravantes peut aller de cinq à sept ans de prison. Éric Maurel, le procureur de la République de Nîmes, a indiqué au micro de France Bleu Gard Lozère, qu'il n'hésiterait pas à "solliciter des peines d'emprisonnement fermes, avec mandat de dépôt à l'audience", dans un contexte local particulier, marqué, selon lui, par un non-respect croissant des règles du code de la route.

"Il y a une vraie dangerosité du comportement de nos concitoyens dans le Gard sur la route, a tonné le procureur de la République de Nîmes.Tout est permis, tout est possible, le code de la route est manifestement une entrave pour certains, et visiblement, à peine une indication pour beaucoup."

Depuis le début de l'année, 20 personnes ont perdu la vie sur les routes du Gard. Les accidents de la route ont fait également "de nombreux blessés", selon Éric Maurel.