Attentat contre des policiers sur les Champs-Elysées : l'Etat islamique revendique l'attaque

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Un policier a été tué et deux autres blessés sur les Champs-Elysées jeudi soir vers 21 heures. L'agresseur a été abattu. 

Un policier a été tué et deux autres blessés par balles sur les Champs-Elysées, à Paris, jeudi 20 avril aux environs de 21 heures. L'agresseur, dont l'identité est "connue et vérifiée", selon le procureur de la République de Paris, François Molins, a été abattu. Moins de trois heures après l'attaque, le groupe Etat islamique a revendiqué l'attentat, via son agence de propagande Amaq. La section antiterroriste du parquet de Paris a été saisie. Les candidats à l'élection présidentielle François Fillon et Marine Le Pen, eux, ont annulé leurs déplacements de campagne vendredi. Regardez l'édition spéciale de franceinfo et suivez la situation dans notre direct.

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Un policier tué et deux autres blessés, ainsi qu'une passante. Une voiture s'est portée à la hauteur d'un car de policiers en faction sur l'avenue et un homme en est sorti pour ouvrir le feu avec une arme de guerre sur les fonctionnaires de police. Il a ensuite poursuivi d'autres agents. Un policier a été tué et deux autres ont été blessés, dont l'un grièvement. Mais "son pronostic vital n'est plus engagé" a indiqué le procureur François Molins. Une passante, une ressortissante étrangère, a également été touchée par des éclats, a-t-il précisé.

Un homme connu des services de police. "L'identité de l'attaquant est connue et vérifiée", a déclaré François Molins, sans en dire davantage et sans révéler l'identité de cet homme. Selon les informations de France 2, le tireur est en effet un homme bien connu des services de police, d'abord pour des faits de droit commun. "Très récemment, il a été placé en garde à vue au commissariat de Meaux [Seine-et-Marne]. Il a été interrogé longuement parce que des informateurs avaient indiqué aux policiers que cet homme était à la recherche d'armes pour tuer des policiers. Mais, faute d'éléments, parce que son profil ne correspondait pas à celui d'un terroriste et à un homme islamisé, le parquet antiterroriste a décidé de le relâcher", a expliqué la journaliste Audrey Goutard. Les enquêteurs sont évidemment à la recherche de complices potentiels.

Une attaque revendiquée par l'EI. Le groupe Etat islamique a revendiqué l'attaque, via son agence de propagande Amaq, identifiant l'assaillant comme "Abu Youssef Al-Belgiki" ("Abu Youssef le Belge"). La section antiterroriste du parquet de Paris a été saisie. "Nous sommes convaincus" que la piste "est d'ordre terroriste", a déclaré François Hollande.

"Vigilance absolue" pour le scrutin. Les candidats à la présidentielle François Fillon et Marine Le Pen ont annulé leurs déplacements de campagne vendredi. François Hollande a convoqué un conseil de défense le même jour à 8 heures, deux jours avant l'élection présidentielle. Le "processus électoral" fera l'objet d'une "vigilance absolue", a assuré le chef de l'Etat.

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