Femme enceinte tuée par des chiens dans l'Aisne : "Jamais de mémoire de vènerie il n'y a eu des faits agressifs envers l'homme"

Une meute de chiens de chasse, le 22 janvier 2009.
Une meute de chiens de chasse, le 22 janvier 2009. (JEFF PACHOUD / AFP)

Pierre de Roualle, le président de la Société de vènerie, est persuadé que des chiens de chasse à courre ne peuvent pas être impliqués dans la mort d'une femme de 29 ans dans la forêt de Retz (Aisne). 

Pierre de Roualle, le président de la Société de vènerie, est formel : "Jamais de mémoire de vènerie, il n'y a eu des faits agressifs envers l'homme, où que ce soit", de la part de chiens de chasse à courre. Une information judiciaire contre X pour homicide a été ouverte par le parquet de Soissons (Aisne) mercredi 20 novembre, après la découverte du corps d'une femme de 29 ans, enceinte, retrouvée morte samedi dernier dans la forêt de Retz. La victime est morte par hémorragie après avoir été attaquée par un ou plusieurs chiens alors qu’une chasse à courre se déroulait en même temps. 

D'après Pierre de Roualle, les premiers éléments de l'enquête ne sont pas suffisants pour incriminer les chiens de chasse : "D'un point de vue chronologie des faits, tout laisse penser que la chasse soit passée là presque une heure après. Deuxième chose, le vétérinaire n'a observé aucune trace de bagarre, de morsure sur nos chiens, contrairement, il semblerait, à celui de cette dame qui a été très largement blessé et euthanasié tellement il a été blessé. Nos chiens, de notre côté, n'ont aucun signe qui laisse penser qu'il y aurait une bagarre."

Je connais nos chiens, ce sont des chiens extrêmement affectueux.Pierre de Roualle, président de la Société de vènerieà franceinfo

"Je vous rappelle qu'il y a 18 000 chasses par an, depuis des décennies, avance Pierre de Roualle. Cette histoire est dramatique mais je pense que la société de vènerie et l'équipage en question ne sont pas concernés. Je suis extrêmement serein, ça me paraît impossible que nos chiens soient impliqués directement là-dedans."

"Moi, ce sont mes enfants, explique Pierre de Roualle à propos des chiens de chasse qu'il possède. Tous les gens de la ruralité, auquel nous appartenons, vous diront ce que c'est qu'un chien courant, un chien de chasse. Il peut y avoir des bagarres entre chiens, mais en aucun cas d'agressivité envers l'homme, contrairement à des races de chiens d'attaque."

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