Explosion dans le Vaucluse : "On est passé tout près de la catastrophe"

 Des bonbonnes de gaz ont pris feu dans le site de stockage d\'un transporteur de Jonquières (Vaucluse), vendredi 17 février 2017, et ont déclenché de fortes explosions.
Des bonbonnes de gaz ont pris feu dans le site de stockage d'un transporteur de Jonquières (Vaucluse), vendredi 17 février 2017, et ont déclenché de fortes explosions. (FRANCEINFO)

Plus de 2 000 bouteilles de gaz ont explosé dans un centre de stockage dans la commune de Jonquières, dans le Vaucluse, dans la nuit de vendredi à samedi. Le maire décrit une situation "apocalyptique".

Après l'explosion de 2 000 à 3 000 bouteilles de gaz dans la nuit du 17 au 18 février dans un centre de stockage de la commune de Jonquières (Vaucluse), le maire constate les dégâts.

Louis Biscarrat parle d'un paysage "apocalyptique". Suite à l'explosion, plusieurs débris ont été projetés jusqu'à 400 mètres de haut. "Il y a des toitures d'habitations éventrées par des bouteilles, ça tombait du ciel. Il faut le voir pour le croire", souligne t-il.

Les douze riverains qui vivaient autour du centre de stockage ont tous été évacués vendredi soir. Certains n'ont même pas attendu l'arrivée des secours, selon le maire. "Heureusement que les gens ont eu la présence d'esprit de partir de chez eux. On est passé tout près de la catastrophe." Il n'y a eu aucun blessé, et les riverains doivent regagner rapidement leur habitation, après avoir passé la nuit dans la salle polyvalente de Jonquières.

Sécurisation de la zone

Le feu a été maîtrisé vers 2h du matin, mais plusieurs pompiers sont restés encore plusieurs heures sur place pour sécuriser la zone et surveiller d'éventuels départs de feu. "Il y a des torchères de gaz, de petites fuites sur des bouteilles qui n'ont pas explosé", explique le colonel Simon Marion, des pompiers du Vaucluse. "Ensuite, nous pourrons procéder au nettoyage, car il y a des débris un peu partout."

Le hangar où étaient entreposées les 50 tonnes de bouteilles de gaz, a été entièrement détruit. À l'intérieur, deux camions et deux voitures sont également brûlés. "Impossible de dire, [pour l'instant], si ce sont ces véhicules en feu qui ont fait exploser les bouteilles, ou l'inverse", explique le Colonel Simon Marion.

Vous êtes à nouveau en ligne