Après l'explosion mortelle à Paris, six immeubles menacés d'effondrement

Une vue en hauteur de l\'intersection entre la rue de Trévise et la rue Sainte-Cécile où a eu lieu l\'explosion d\'une boulangerie, le 12 janvier 2019. 
Une vue en hauteur de l'intersection entre la rue de Trévise et la rue Sainte-Cécile où a eu lieu l'explosion d'une boulangerie, le 12 janvier 2019.  (CARL LABROSSE / AFP)

L'arrêté signé par la mairie de Paris, mercredi, explique que le risque d'effondrement n'existe pas "à court terme".

Six immeubles du centre de Paris sont menacés d'effondrement après l'explosion mortelle survenue samedi 12 janvier, dans une boulangerie du 9e arrondissement de la capitale. C'est ce que révèle un arrêté signé par la maire de Paris, mercredi 16 janvier, et dont l'AFP a pris connaissance. 

Le risque d'effondrement n'existe pas "à court terme", selon une source proche de la mairie, mais, pour l'écarter totalement, les six immeubles (dont celui où s'est produite l'explosion) nécessitent des "travaux très lourds de remise en état". Ils "pourront prendre de nombreux mois", selon la mairie de Paris, qui s'appuie sur les conclusions de l'expertise menée par des architectes de la préfecture de police. Pour la soixantaine d'habitants de ces logements, "nous ne savons pas encore si et quand ces immeubles pourront être réintégrés", a prévenu l'adjoint à la mairie de Paris chargé du Logement, Ian Brossat.

Trois autres immeubles inhabitables pour l'instant

Par ailleurs, trois autres immeubles situés à proximité du lieu de l'explosion sont également inhabitables jusqu'à nouvel ordre. Ils sont inaccessibles "le temps de pallier les risques d'effondrement" des premiers immeubles. Pour les quarante habitants de ces trois bâtiments, "il faut dans un premier temps que des travaux de consolidation soient réalisés", a ajouté Ian Brossat.

La mairie de Paris s'engage à ce qu'une "solution adaptée soit proposée à chacun de la centaine d'habitants concernée : soit en logement social – pour ceux qui sont en dessous des plafonds de ressources –, soit en logement privé – foncières, agences immobilières", a déclaré Ian Brossat. Une réunion avec les habitants sinistrés s'est tenue mercredi soir.

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