Nourrisson enlevé à Toulouse : "Je me suis dit qu'il serait bien mieux auprès de moi qu'à l'hôpital", explique son père

L\'entrée de l\'hôpital des enfants de Purpan, à Toulouse (Haute-Garonne), le 6 janvier 2018.
L'entrée de l'hôpital des enfants de Purpan, à Toulouse (Haute-Garonne), le 6 janvier 2018. (REMY GABALDA / AFP)

Brendan G. a été arrêté début janvier, 24 heures après avoir enlevé son fils hospitalisé à Toulouse. Il témoigne pour la première fois dans les colonnes du "Parisien".

Il s'exprime pour la première fois depuis son arrestation. Brendan G. a été interpellé samedi 6 janvier, 24 heures après avoir enlevé son fils Tizio à l'hôpital Purpan de Toulouse (Haute-Garonne). Le nourrisson de deux mois, longtemps privé d'oxygène pendant l'accouchement difficile de sa mère, a une santé fragile et besoin de soins réguliers. "Je me suis dit qu’il serait bien mieux auprès de moi qu’à l’hôpital, explique Brendan G. dans les colonnes du Parisien, mardi 16 janvier. J’avais faussement cette impression que l’hôpital n’était pas le meilleur endroit pour lui."

L'homme évoque un "pur geste d'amour" et assure qu'il a "toujours pris soin" de son fils durant les 24 heures où il l'a enlevé. "J’ai essayé au mieux de remplacer l’hôpital. J’ai même pris les sondes pour nettoyer ses voies respiratoires car de nombreuses sécrétions peuvent les obstruer, détaille-t-il. J’ai pris aussi le temps de le masser. (...) Il n’a jamais été négligé."

Le père de Tizio dit "avoir envie d’assumer" son geste. "Quand je l’ai pris, c’était une véritable pulsion paternelle. Mon but était de le protéger et de l’aider au mieux. Je l’aime plus que tout, se justifie-t-il. Même si aujourd’hui avec le recul, j’ai bien conscience que ce n’était sans doute pas la meilleure des solutions." Brendan G. a été mis en examen pour "soustraction d’enfant" et "privation de soins". Placé sous contrôle judiciaire, il peut toujours rendre visite à son fils trois fois par semaine en présence d’un tiers, précise Le Parisien.