"Les mêmes qui dénoncent l'opportunisme auraient crié si nous n'avions rien fait" à propos de Mamoudou Gassama, déclare Benjamin Griveaux

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Le porte-parole du gouvernement, invité de franceinfo mardi, a repoussé les critiques sur la naturalisation de Mamoudou Gassama, qui a sauvé la vie d'un enfant samedi à Paris.

"Les mêmes qui dénoncent l'opportunisme auraient crié si nous n'avions rien fait", a commenté Benjamin Griveaux, mardi 29 mai, sur franceinfo, en répondant aux critiques sur la naturalisation de Mamoudou Gassama. Les associations d'aide aux migrants ont dénoncé lundi l'"hypocrisie" et la "récupération politique éhontée" de la naturalisation de Mamoudou Gassama, le Malien ayant sauvé un enfant du vide, qui masque mal selon elles "la dureté de la politique" migratoire du gouvernement.  

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"Nous rendons hommage à quelqu'un qui a eu un acte héroïque, a déclaré Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement. Je trouve un peu triste que dans notre pays on ne soit pas capables d'avoir une unité nationale dans un moment comme celui-là. Ils sont peu nombreux, profitons-en."

"Quand on sauve un enfant de 4 ans au péril de sa vie, sans réfléchir, ça démontre que Français – on peut l'être par la naissance et le droit du sol –, c'est aussi un état d'esprit, c'est aussi une manière d'être, c'est aussi un savoir-être", a ajouté le secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre. Benjamin Griveaux a cependant assuré qu'"il n'est pas question de classer le courage ou le talent des uns ou des autres". "Ce n'est pas un concours de celui qui a le plus de courage", a-t-il déclaré. Il a aussi rappelé que la règle fixée par le gouvernement en matière d'accueil des migrants – à savoir l'expulsion des sans-papiers et l'accueil de 200 000 migrants légaux chaque année – n'avait pas changé.