Effondrement d'un immeuble à Reims : trois morts et une enquête ouverte

(Maxppp)

Une explosion a provoqué l'effondrement de l'extrémité d'une barre d'HLM située au sud de Reims. Trois personnes sont mortes, quatorze ont été blessées et sont hospitalisées. La cause "probable" de l'accident est une explosion provoquée par le gaz de ville, dont le foyer se situe sans doute au-dessus du rez-de-chaussée, selon la préfecture.

Trois morts et quatorze
blessés : c'est le bilan définitif donné par les pompiers après l'effondrement
d'un immeuble d'habitation à Reims dimanche matin
. Cette barre HLM de quatre
étages s'est écroulée après une explosion probablement due au gaz. "L'enquête le
déterminera (...) l'hypothèse, c'est le gaz mais ce n'est qu'une
hypothèse
", a déclaré sous-préfet de la Marne, Michel Bernard.

Le corps d'une femme de
60 ans a été découvert au niveau du sous-sol en fin de journée.
L'identification des deux autres personnes tuées, un homme et une femme, est en
cours. 80 pomiers ont travaillé toute la journée pour déblayer les gravats et s'assurer que personne n'avait été oublié : "Tous les occupants officiels déclarés ont été identifiés. Personne n'est porté manquant ", a précisé la préfecture de la Marne.

"J'entendais des
gens hurler" (un habitant)

"Quand j'ai regardé
par la fenêtre, j'ai vu l'immeuble écroulé comme un château de cartes, avec
beaucoup de fumée
", témoigne un habitant de l'immeuble. François Hollande a
déploré "un terrible drame " et adressé "toutes ses
condoléances
" aux familles des personnes tuées.

Le bâtiment
appartient à un bailleur social privé, le Foyer Rémois, propriétaire de 18.000
logements en Champagne-Ardenne. Dont celui qui s'était également effondré à Witry-les-Reims,
à une dizaine de kilomètres de Reims le 3 avril, tuant quatre
membres d'une même famille
.

Des familles en
colère

Et inévitablement
les habitants du quartier se posent une question : le drame serait-il dû à un
mauvais entretien de ce HLM ?  Ces immeubles datant de 1958, réhabilités il y a quelques
années, sont les plus anciens de ce quartier Wilson, en pleine rénovation. La ville de Reims, 190.000 habitants, compte 42% de logements sociaux.

"Les immeubles
étaient correctement entretenus. Ils avaient été rénovés en 2005 et faisaient
l'objet d'une visite annuelle
", notamment pour les chaudières à gaz, a
affirmé la maire PS de Reims, Adeline Hazan. Un point de
vue que ne partagent pas certains habitants du quartier qui soulignent la
vétusté des bâtiments.

La ministre du Logement
Cécile Duflot a coupé court à la polémique, assurant qu'une "enquête
approfondie
" aurait lieu. "Le bailleur est très coopératif, mais il
semble que le bâtiment était bien entretenu, il y avait eu les vérifications nécessaires
sur les installations, au stade où l'enquête en est à l'instant où je vous
parle
", a précisé la ministre.

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