Immeubles effondrés : le maire de Marseille se défend face aux accusations

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FRANCE 2

Le maire de Marseille (Bouches-du-Rhône), Jean-Claude Gaudin, pointé du doigt après l'effrondrement de trois immeubles dans le centre de la ville, s'est exprimé jeudi 8 novembre.

Jeudi 8 novembre, au cœur de la rue d'Aubagne, à Marseille (Bouches-du-Rhône), une pelleteuse a démoli morceau par morceau un immeuble qui menaçait de s'effondrer. Le numéro 69 et les étages supérieurs du numéro 71 vont être détruits. Le risque était devenu trop grand, mais la décision restait difficile à prendre. Les opérations de secours sont suspendues alors que deux personnes sont encore portées disparues. "Les gravats et les chutes de pierres ont quand même été terribles, mais tout espoir n'est pas fini, même dans 24 heures", a rassuré jeudi matin le vice-amiral Charles-Henri Garié, commandant du bataillon de marins-pompiers de Marseille.

Des experts évaluent les immeubles de la ville

Sophia Benameur, locataire du 69 de la rue d'Aubagne, n'est pas surprise par la démolition de son immeuble. "Quand je marchais chez moi ça vibrait, on claque une porte ça vibre. (...) J'ai peur que ça fasse un effet domino et que la rue n'existe plus", témoigne-t-elle. Le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, est particulièrement visé par les habitants, qui l'accusent d'avoir laissé prospérer des logements insalubres. Il s'est défendu jeudi matin, expliquant que la mairie a investi "plus de 200 millions d'euros dans le cadre de la lutte contre l'habitat insalubre". Des experts sont chargés d'évaluer si d'autres immeubles de la ville doivent être évacués, mais ce travail prendra du temps.

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