Procès de Nordahl Lelandais : "Je n'ai jamais ressenti de danger", témoigne une ancienne liaison de l'accusé

Nordahl Lelandais arrive aux assises de Chambéry (Savoie), le 4 mai 2021. 
Nordahl Lelandais arrive aux assises de Chambéry (Savoie), le 4 mai 2021.  (PHILIPPE DESMAZES / AFP)

Nordahl Lelandais doit être entendu mardi après-midi devant la cour d'assises de Chambéry.

Plusieurs personnes avec qui Nordahl Lelandais avait entretenu des liaisons ont été entendues, mardi 4 mai, au deuxième jour de son procès pour le meurtre du caporal Arthur Noyer. Deux anciennes compagnes ont témoigné dans la matinée. Puis, en début d'après-midi, la cour a auditionné un homme de 30 ans qui avait fréquenté Nordahl Lelandais à plusieurs reprises, fin 2016. Il a déclaré qu'il n'avait "jamais ressenti de danger" en sa présence. Ce direct est désormais terminé.

Ses anciennes compagnes entendues mardi matin, l'accusé dans l'après-midi. Deux ex-compagnes de l'ancien maître-chien ont été entendues par la cour. La première l'a décrit comme un homme "sympathique", qui pouvait la faire "rire". Elle est tombée de haut en apprenant les faits dont il est accusé. La seconde a livré un témoignage beaucoup moins avantageux pour la défense. Elle a assuré qu'il avait menacé de la frapper plusieurs fois, notamment lorsqu'elle a voulu le quitter. "Il m'a dit qu'il allait me faire bouffer le carrelage", a-t-elle déclaré. 

Il a présenté ses excuses à la famille d'Arthur Noyer. "Je te demande, Nordahl, de dire la vérité, toute la vérité, pour les parents d'Arthur, pour tout le monde", a exhorté lundi en fin de journée la mère de l'accusé, poussée par l'avocat des parties civiles Bernard Boulloud. "Bien sûr maman, je vais le faire", a-t-il répondu, se tournant pour la première fois vers les proches d'Arthur Noyer. "Je demande pardon. L'épreuve qu'ils doivent vivre doit être terrible."

Il persiste à parler d'homicide involontaire. Malgré cet élan envers la famille de la victime, qui avait apporté dans la salle d'audience un portrait d'Arthur Noyer, Nordahl Lelandais s'en est tenu à sa version : une bagarre qui a mal tourné. "Moi, je ne suis que le dernier maillon de cette chaîne. Sans cette chaîne, le vélo, il n'avance pas, donc oui, il faut que je sois là, même en étant le petit maillon", a-t-il déclaré. 

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