"C'était comme un jeu vidéo" : face aux experts psychiatriques, Nordahl Lelandais a affirmé qu'il était "comme spectateur" du meurtre de Maëlys

Nordahl Lelandais sur une photo publiée sur son compte Facebook.
Nordahl Lelandais sur une photo publiée sur son compte Facebook. (FACEBOOK)

RTL a eu accès a plusieurs extraits du rapport des experts psychiatriques qui ont interrogé Nordahl Lelandais.

La radio RTL publie, vendredi 1er juin, plusieurs extraits du rapport des experts psychiatriques de Nordahl Lelandais. L'homme, mis en examen pour les meurtres de la petite Maëlys et du caporal Arthur Noyer, s'est entretenu à deux reprises avec les médecins, en mars et en avril. Selon le document consulté par RTL, il a reconnu avoir "tué Maëlys, cette pauvre enfant qui n'avait rien demandé", à coups de poing. "C'était comme dans un jeu vidéo. Ça peut pas être un mec normal qui a fait un truc pareil. Moi j'adore les enfants et les animaux", a affirmé Nordahl Lelandais.

"Tout d'un coup, je suis sorti de mon corps, a déclaré le suspect, concernant l'agression de la fillette. J'étais comme spectateur. Comme si j'étais à côté de la voiture, comme un fantôme qui vole à côté d'elle." Et de poursuivre : "J'entendais des voix mais je ne veux pas en parler. Je ne veux pas qu'on dise que je suis fou. Puis j'ai déposé Maëlys dans l'herbe. Je ne savais pas quoi faire, je voulais que la deuxième personne qui est en moi parte."

"C'est comme si Arthur Noyer était revenu"

Nordahl Lelandais a également reconnu son implication dans la mort du caporal Arthur Noyer, qu'il avait pris en stop en 2017, mais parle d'un accident. "Comme pour Maëlys, ce n'était pas moi, a assuré le jeune homme avant d'évoquer une nouvelle fois la mort de la petite fille. C'est comme si Arthur Noyer était revenu quand j'ai tapé Maëlys." Nordahl Lelandais a assuré vouloir être "libéré de cette personne méchante en lui", mais les experts psychiatriques affirment qu'il ne présente aucune psychose, selon RTL.

Nordahl Lelandais doit être ré-entendu début juillet par les juges à Grenoble. Fragile psychologiquement, il est toujours détenu dans une unité spéciale, un hôpital-prison au Vinatier à Lyon. Contactés par franceinfo, les avocats des deux partis n'ont pas souhaité s'exprimer pour le moment.

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