Maëlys : "On fait des recherches partout", notamment "dans les eaux de lavage" assure le procureur

Le procureur de Grenoble, Jean-Yves Coquillat, le 19 octobre 2016.
Le procureur de Grenoble, Jean-Yves Coquillat, le 19 octobre 2016. (JEAN PIERRE CLATOT / AFP)

Invité de France Bleu Isère, le procureur de la République de Grenoble, Jean-Yves Coquillat, assure que toutes les pistes sont exploitées dans l'affaire de la dispition de la petite Maëlys mais prévient que "tout ce qui peut nuire à cette enquête ne doit pas être révélé."

Sur France Bleu Isère, Jean-Yves Coquillat, le procureur de la République de Grenoble explique que toutes les pistes sont exploitées dans l'affaire de la petite Maëlysdisparue dans la nuit du 26 au 27 août lors d'un mariage à Pont-de-Beauvoisin, en Isère. "On saisit tout ce que l'on peut trouver, on fait des recherches partout et il est normal que l'on fasse des recherches dans les eaux de lavage, dans des lacs, dans des endroits qui n'ont parfois rien à voir avec les faits" assure t-il.

"Tout ce qui peut nuire à cette enquête ne doit pas être révélé"

Le procureur de la République de Grenoble n'a pas souhaité donner d'informations précises. Il s'est justifié sur son choix en maintenant que "tout ce qui peut nuire à cette enquête ne doit pas être révélé. Je ne communiquerai pas sur cette affaire tant qu'il n'y a pas d'éléments nouveaux qui doivent être portés à la connaissance du public."

Attention aux rumeurs, a insisté Jean-Yves Coquillat. "Les vérités qui sont parfois énoncées n'en sont pas forcément. Ce peut être des rumeurs ou de fausses informations. Ces rumeurs, à force d'être répétées, ne sont pas pour autant des informations." Le procureur en "appelle à la conscience de chacun." Participer aux recherches, donner des informations, sont une bonne chose. "Ceux qui savent quelque chose doivent coopérer."

"Deux scellés sans importance ont été détruits"

Il y a quelques jours, la gendarmerie de Grenoble a été victime d'un incendie. "Concernant l'affaire Maëlys, il n'y a que deux scellés sans importance qui ont été détruits", a confirmé Jean-Yves Coquillat.

L'homme mis en examen, pour enlèvement et séquestration dimanche 3 septembre, est un ancien militaire de 34 ans, sans emploi. Il avait été invité sur le tard au mariage. Il a été mis en examen après la découverte de traces ADN de la petite fille dans sa voiture. La priorité des enquêteurs reste de retrouver l'enfant de 9 ans.