REPLAY. Disparition de Delphine Jubillar : revivez la conférence du procureur de Toulouse

Le mari de l'infirmière disparue en décembre a été présenté à un juge et est mis en examen pour le "meurtre aggravé" de son épouse. Il "conteste son implication dans cette affaire", déclare le procureur de Toulouse.  

De nombreux éléments troublants ont poussé la justice à mettre le mari de Delphine Jubillar en examen pour "homicide par conjoint", a détaillé vendredi 18 juin le procureur de Toulouse, Dominique Alzeari. Cédric Jubillar avait été déféré dans la matinée pour être présenté à un juge, après avoir passé 48 heures dans les locaux de la police à Gaillac (Tarn). L'enquête sur la disparition, en décembre 2020, de l'infirmière et mère de famille de 33 ans a permis de mettre au jour des contradictions dans le discours de son mari, qui a évolué depuis le début de l'affaire. Ce direct est désormais terminé.

Des éléments à charge. L'enquête a notamment permis d'établir que la voiture de l'infirmière avait été déplacée entre son retour du travail et l'arrivée des gendarmes et que son mari ne l'avait pas réellement recherchée, contrairement à ce qu'il attestait. Par ailleurs, "lorsque les gendarmes arrivent, vers 4h50, ils trouvent Monsieur Jubillar en train de déclencher une machine à laver dans laquelle se trouve la couette du canapé sur lequel dormait Madame Jubillar", a déclaré le procureur, précisant qu'aucune trace de sang n'avait été retrouvée depuis le début des investigations.

 L'enfant du couple a entendu une dispute le soir de la disparition. Le fils de Delphine et Cédric Jubillar, âgé de 6 ans "a déclaré, avoir entendu vers 23 heures une violente dispute entre ses parents", a déclaré le procureur, poursuivant : "c'est un témoignage qui me parait crédible". L'enfant savait que sa mère était en relation avec un autre homme et s'est montré "formel" sur la tenue de la dispute. "Le mis en examen conteste, mais admet qu'il a pu être brutal et grossier, qu'il a pu la bousculer dans le cadre de fréquentes disputes", a poursuivi Dominique Alzeari.

 Cédric Jubillar clame son innocence. Le mis en examen "conteste son implication dans cette affaire", a annoncé le procureur de Toulouse :"il soutient qu'il n'y a pas eu de dispute ce soir-là". Toutefoisles enquêteurs considèrent que ce dernier leur a apporté de nombreuses "explications évolutives pour ne pas dire contradictoires". Le procureur parle également de "mensonges".

Les thèses de l'accident et du suicide exclues. "La notion de suicide ou de départ volontaire est en contradiction totale avec tous les éléments du dossier. Delphine Jubillar était une mère de famille, une infirmière qui adorait son métier. Elle avait des amis et des enfants. Elle n'avait strictement aucune raison de disparaître", a rappelé le procureur, détaillant les projets d'avenir de la jeune femme, qui "avait pris un crédit" et achetait des meubles en vue de s'installer avec un nouveau compagnon, rencontré l'été précédent.

La mère et le beau-père remis en liberté. Cédric Jubillar, sa mère et son beau-père étaient interrogés depuis mercredi sur des incohérences dans le récit donné par le mari sur la disparition de la jeune femme, à Cagnac-les-Mines, près d'Albi, dans la nuit du 15 au 16 décembre. Les gardes à vue de la mère et du beau-père de Cédric Jubillar ont été levées, vendredi, selon France Bleu Occitanie. A ce stade, aucune charge n'est retenue contre eux, a précisé le parquet à franceinfo.

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