Demande de remise en liberté de Jonathann Daval : "Il y a toujours un espoir" selon son avocat

Randall Schwerdorffer, l\'avocat de Jonathan Daval, en juillet 2018.   
Randall Schwerdorffer, l'avocat de Jonathan Daval, en juillet 2018.    (SEBASTIEN BOZON / AFP)

Jonathann Daval, suspect numéro un dans le meurtre de sa femme Alexia, demande à nouveau à la justice sa remise en liberté. 

Jonathann Daval, accusé du meurtre de sa femme en octobre 2017, réitère mardi 30 octobre sa demande de mise en liberté, après le refus de la première. L'audition se tient à huis clos. Randall Schwerdorffer, son avocat, a indiqué mardi sur franceinfo qu'il s'agissait d'un recours aux "voies procédurales ordinaires".

"On n'insiste pas, on suit tout simplement la procédure. Il est très habituel que lorsqu'une demande de mise en liberté est rejetée, la défense fasse appel de ce rejet, c'est à cela que sert la chambre d'instruction, sans insister particulièrement", a expliqué sur franceinfo Randall Schwerdorffer. Selon son avocat, "il y a toujours un espoir, tout simplement parce qu'au contraire de ce que j'ai pu lire dans la presse, la défense de Jonathan Daval estime que la troisième version qu'il a donnée aux enquêteurs est aussi crédible voire beaucoup plus crédible que la première qu'il a donnée, lorsqu'il s'est accusé."

Première confrontation avec la famille d'Alexia

Jonathann Daval n'est pas présent physiquement devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Besançon, mais par visioconférence. L'audience se tient en présence des parties civiles et des avocats. C'est le premier face-à-face entre parents d’Alexia, sa sœur et son beau-frère et Jonathann Daval. "Si on lui pose des questions sur le fond de l'affaire, c'est à dire que si le président l'interroge, Jonathann Daval répondra, il n'y a aucune difficulté à cela", assure son avocat. "Je ne sais pas ce qu'il va dire, ça lui appartient, nous ne lui dictons pas ses paroles. Ce dont on a parlé avec lui c'est des conditions de remise en liberté, dont il sera question auprès de la chambre d'instruction. Aujourd'hui, le débat ne porte pas sur le fond", conclut Randall Schwerdorffer.

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