Affaire Troadec : après son quadruple meurtre, H. Caouissin était revenu au travail le visage boursouflé et brûlé

La voiture du fils Troadec a été retrouvée sur un parking de Saint-Nazaire.
La voiture du fils Troadec a été retrouvée sur un parking de Saint-Nazaire. (JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP)

Selon des informations de l'envoyé spécial de franceinfo à Brest, le meurtrier présumé de la famille Troadec se serait présenté au travail avec "une partie du visage boursouflé" et "brûlé" le lundi suivant les faits.

Quelques jours après le quadruple meurtre de la famille Troadec, Hubert Caouissin s'était présenté à son travail avec des contusions et des marques de brûlures a appris mardi 7 mars l'envoyé spécial de franceinfo à Brest auprès de salariés de l'Arsenal où le meurtier présumé travaillait.

Ses collègues évoquent "une partie du visage boursouflé, et une partie de l'un des sourcils brûlés" lors du retour au travail d'Hubert Caouissin, le lundi 20 février soit quatre jours après le quadruple meurtre. Face à eux, il a invoqué un accident : "Un feu de cheminée qui a mal tourné".

Une cellule psychologique ouverte 

En garde à vue, Hubert Caouissin a affirmé avoir brûlé une partie des corps de Pascal, Brigitte, Sébastien et Charlotte Troadec, après les avoir tués. Devant les enquêteurs, il a déclaré avoir enterré d'autres parties des corps, recherchées depuis mardi dans sa ferme à Pont-de-Buis-les-Quimerche. 

Selon les informations recueillies par l'envoyé spécial de franceinfo, Hubert Caouissin, après un arrêt maladie de trois ans pour dépression, avait repris le travail au sein de l'Arsenal de Brest il y a quelques semaines, sous la forme d'un mi-temps thérapeutique. Une cellule de soutien psychologique a été mise en place lundi pour les 2 800 salariés de l'arsenal de Brest.

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