Bonbonnes de gaz dans une voiture : les trois femmes interpellées "préparaient vraisemblablement de nouvelles actions violentes", selon Bernard Cazeneuve

Une voiture contenant plusieurs bonbonnes de gaz a été retrouvée dans la nuit de samedi 3 au dimanche 4 septembre 2016, à proximité de la cathédrale Notre-Dame à Paris.
Une voiture contenant plusieurs bonbonnes de gaz a été retrouvée dans la nuit de samedi 3 au dimanche 4 septembre 2016, à proximité de la cathédrale Notre-Dame à Paris. (ALAIN JOCARD / AFP)

Un policier et une des supectes ont été blessés au cours de l'opération à la gare de Boussy-Saint-Antoine (Essonne). 

L'enquête s'est brusquement accélérée après la découverte d'une voiture suspecte retrouvée près de Notre-Dame à Paris ce week-end. Trois femmes ont été interpellées à Boussy-Saint-Antoine (Essonne), dans le cadre d'une opération antiterroriste, jeudi 8 septembre. Elles "préparaient vraisemblablement de nouvelles actions violentes", selon le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve.

Lors des interpellations, un policier a été blessé à l'arme blanche à l'épaule. L'auteure de cette attaque a elle été touchée par balle. Il s'agit de la jeune femme recherchée par les enquêteurs.

Les trois femmes interpellées "préparaient vraisemblablement de nouvelles actions violentes et imminentes", selon le ministre de l'Intérieur qui s'est exprimé lors d'une conférence de presse. Elles "étaient radicalisées, fanatisées", a-t-il ajouté. Un message d'alerte sur un risque d'attentat dans les gares parisiennes et en Essonne avait été envoyé dans la journée aux policiers, selon une source policière à l'AFP, qui estime que le réseau, activé de l'étranger, préparait un attentat ce jeudi. 

Six bonbonnes de gaz et des bidons de gasoil. Dans la voiture, les démineurs ont découvert six bonbonnes de gaz, sans aucun détonateur. Selon les informations de franceinfo, les policiers ont aussi retrouvé dans le coffre plusieurs bidons de gasoil. L'expertise des bonbonnes est en cours.

Deux couples en garde à vue. Les deux couples sont originaires du Loiret, et au moins l'un d'entre eux était "bien connu" des services de renseignement pour son appartenance à la mouvance islamiste radicale. La plus jeune des gardés à vue a 26 ans, le plus âgé 34 ans. Le premier couple a été interpellé, mardi, sur une aire d'autoroute près d'Orange (Vaucluse) avec ses trois enfants. L'autre a été arrêté mercredi soir, dans le département du Loiret.

Vous êtes à nouveau en ligne