Double meurtre dans les Cévennes : "Nous ne pensons pas qu'il ait un complice", affirme le général Philippe Ott

Le procureur de la République de Nîmes, Eric Maurel, lors d\'une conférence de presse sur le double meurtre dans les Cévennes, aux Plantiers (Gard), le 12 mai 2021.
Le procureur de la République de Nîmes, Eric Maurel, lors d'une conférence de presse sur le double meurtre dans les Cévennes, aux Plantiers (Gard), le 12 mai 2021. (CLEMENT MAHOUDEAU / AFP)

La traque de Valentin Marcone, suspecté d'avoir tué deux personnes dans une scierie, se poursuit.

Les recherches se poursuivent pour retrouver l'auteur présumé du double meurtre des Cévennes, en fuite depuis 48 heures. Valentin Marcone, 29 ans, est suspecté d'avoir tué deux personnes dans une scierie du villages des Chantiers (Gard) mardi 11 mai. "Nous ne pensons pas qu'il ait un complice", a affirmé jeudi le général Philippe Ott, commandant du groupement de gendarmerie du Gard, lors d'une conférence de presse avec la préfete du département, Marie-Françoise Lacaillon, et le procureur de Nîmes, Eric Maurel, chargé du dossier après le procureur d'Alès. "Il pourrait potentiellement nous attendre sur son terrain, sa zone de confort, qu’il maîtrise car il y a été en solitaire très souvent. On considère qu’il en connaît tous les recoins", a expliqué le général. Suivez notre direct. 

 Le père de Valentin Marcone l'appelle à se rendre. "J'ai la garantie qu'il n'y aura pas feu si tu te rends maintenant, mon fils fais-moi confiance" : dans un message audio transmis via la gendarmerie, le père de Valentin Marcone a appelé son fils à se rendre jeudi 13 mai. "Valentin, c'est papa, je t'aime, on t'aime", a lancé Frédéric Marcone. "Iroise est magnifique, elle a dormi dans mes bras pendant deux heures, elle a besoin de toi, de son papa, Blandine a besoin de toi, elle est forte, elle a besoin de toi", dit son père dans ce vibrant message.

 Près de 350 gendarmes déployés. Valentin Marcone est en fuite depuis deux jours dans la forêt après avoir abattu son patron et un de ses collègues dans la scierie du village des Plantiers (Gard) où il était employé, peu après être arrivé au travail. Depuis 48 heures, près de 350 gendarmes sont déployés dans cette région escarpée et peu habitée, assistés de huit hélicoptères et d'équipes cynophiles, pour tenter de débusquer le fugitif, a priori armé d'une arme de poing et d'un fusil de précision d'une portée potentielle de 300 m.

 Un appel à témoins lancé par la gendarmerie. Cet appel à témoins, accompagné d'une photo d'un homme à l'apparence très jeune, cheveux châtain très courts et fines lunettes, décrit le fuyard comme de type européen, de taille (1,70 m) et de corpulence moyennes, vêtu d'un treillis vert et d'une veste de camouflage avec capuche. "L'hypothèse désormais c'est qu'il aurait pu prendre la fuite plus loin, au delà du périmètre de 15 km2 que nous fouillons depuis le départ", a expliqué à l'AFP la porte-parole de la gendarmerie en Occitanie.

  Un comportement de "type paranoïaque". Même s'il n'était pas connu pour des violences, le suspect avait un comportement de "type paranoïaque" depuis quelques temps, selon le procureur d'Alès. Il avait connu des conflits avec l'ancien maire du village et avait déposé de nombreuses plaintes, dont certaines classées sans suite. 

Quatre familles exfiltrées du village. Quatre familles du village des Plantiers ont été évacuées de leur domicile, a annoncé jeudi à franceinfo le maire, Bernard Mounier. Elles ont été mises à l'abri, alors qu'elles sont "potentiellement ciblées" par l'auteur du double meurtre. Parmi les familles exfiltrées, il y a "des anciens et des jeunes", précise le maire du village. "Ils ont entre 30 et 60 ans."

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