VIDEO. Qui sont les victimes des règlements de comptes à Marseille ?

LOUBNA ANAKI / TRISTAN LE BRAS - FRANCE 2

Depuis le début de l'année, les règlements de comptes ont fait quinze victimes à Marseille. Des hommes aux profils différents, mais abattus toujours de la même manière.

Le nombre de victimes de règlements de comptes depuis le début de l'année 2013 à Marseille est désormais passé à quinze personnes. Des hommes aux profils différents, mais tous abattus de la même manière. Adrien Anigo avait 29 ans. Il est mort, jeudi 5 septembre, après avoir reçu 19 balles dans le corps, en pleine rue.

Pour ses proches, c'était avant tout un jeune qui essayait de reprendre sa vie en main. Il avait repris un café avec son père, José Anigo, directeur sportif de l'Olympique de Marseille. Mais Adrien Anigo était soupçonné depuis longtemps par la police d'avoir participé au gang des braqueurs à la masse, responsable d'une dizaine d'attaques de bijouteries.

Arrêté en 2007, libéré trois ans plus tard, Adrien Anigo n'avait rien à voir avec le grand banditisme, selon son avocat : "Il avait plus le profil d'un jeune en dérive, qui de par son histoire familiale malmenée décide que c'est plus facile de se laisser entraîner par la rue que d'aller chercher du boulot."

Une guerre de territoires

Jeudi 5 septembre, un homme de 23 ans est abattu à La Ciotat à l'aube, devant son lieu de travail. Ses tueurs ont agi à quatre, cagoulés et à moto. Ils ont attendu leur cible devant l'usine où il travaillait. Ils ont ouvert le feu avant de prendre la fuite. La victime était peu connue de la justice.

"Il y a des gens qui tiennent la place de deal et qui essaient de la défendre, et il y en a d'autres qui essaient de la prendre, on est purement sur une lutte des territoires", détaille Xavier Monnier, auteur de Marseille ma ville, portrait non autorisé.

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