Tirs à la kalachnikov à Marseille : quatre personnes placées en garde à vue

La police intervient dans la cité de la Castellane, à Marseille (Bouches-du-Rhône), le 9 février 2015.
La police intervient dans la cité de la Castellane, à Marseille (Bouches-du-Rhône), le 9 février 2015. (GERARD BOTTINO / CITIZENSIDE / AFP)

Il s'agit des occupants de l'appartement dans lequel la police a retrouvé sept kalachnikovs. Certaines de ces armes auraient pu être utilisées lors des tirs qui ont visé des policiers dans la cité de la Castellane lundi.

Quatre personnes ont été placées en garde à vue, mardi 10 février, au lendemain de tirs contre les forces de l'ordre survenus dans la cité de la Castellane, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Les suspects interpellés sont "les occupants en titre" de l'appartement dans lequel la police a retrouvé lundi sept kalachnikovs. Certaines de ces armes ont possiblement été utilisées lors des tirs.

Selon une autre source, il s'agit d'"un couple et ses enfants, qui servaient en quelque sorte de nourrices". En clair, ils auraient accepté que des armes et de la drogue soient cachées dans leur logement situé au rez-de-chaussée.

La police cherche à déterminer le déroulement des faits

Lundi, les policiers avaient, peu après les tirs survenus quelques heures avant l'arrivée du Premier ministre Manuel Valls à Marseille, retrouvé sept kalachnikovs et plusieurs kilos de cannabis dans cet appartement. Ils avaient ensuite découvert à proximité "une BMW faussement immatriculée", où se trouvaient "deux fusils à pompe, 400 cartouches de gros calibre et un gilet pare-balles", avait précisé une autre source policière.

Mardi, les enquêteurs de la police judiciaire de Marseille auditionnaient plusieurs personnes afin de déterminer le "déroulement exact des faits". "On nous parle d'individus cagoulés (...). Nous cherchons à savoir ce qu'ils étaient en train de faire", a-t-on précisé.

"Il y a un premier appel pour signaler des individus cagoulés, a-t-on détaillé de même source. "Après, il y a des tirs, c'est indiscutable, contre la police." Mais les enquêteurs s'interrogent sur d'autres tirs, postérieurs ou antérieurs, sachant que les policiers ont retrouvé des douilles à un seul endroit.