VIDEO. Marseille : "La justice manque aussi de moyens"

Monique Cordier, la présidente de la confédération générale des CIQ (Comités d'intérêt de quartier) de la ville de Marseille, estime que les forces de l'ordre ne sont pas le seul secteur qu'il faut doper.

Elus locaux et représentants de l'Etat se sont retrouvés samedi 7 septembre à Marseille pour tenter de trouver des solutions à l'insécurité grandissante dans la ville. Une rencontre inutile, selon Monique Cordier, la présidente de la confédération générale des CIQ (Comités d'intérêt de quartier) de Marseille. "C'est un réunion, comme d'habitude, pour faire un buzz", a-t-elle estimé dans le Soir 3 du samedi 7 septembre dont elle était l'invitée.

Interrogée par Francis Letellier, Monique Cordier a insisté sur la nécessité d'établir le bon diagnostic pour endiguer le phénomène. "La solution, c'est pas seulement tous les deux mois (de) rajouter des policiers, si ces policiers qui font le travail arrêtent des délinquants (qui) sont jugés 6, 7 ans après. On a pas les moyens pour la justice", souligne Monique Cordier. 

La militante associative souligne, par ailleurs, qu'on "ne peut pas faire que de la répression""Le problème qu'on a, poursuit Monique Cordier; c'est que ceux qui sont décideurs  - les préfets, les hauts fonctionnaires - sont des gens qui viennent à peine de débarquer à Marseille" qui n'est pas une ville comme les autres. La cité phocéenne "n'a pas un centre-ville et des banlieues", mais elle "a des banlieues dans tous les noyaux villageois".  Marseille "a la superficie de Paris et de Lyon réunis et on a pas du tout les moyens qu'ont ces deux villes", note Monique Cordier.

Pour la présidente de la confédération générale des CIQ, "tout le monde doit prendre ses responsabilités selon ses compétences" afin de trouver une issue à la crise sécuritaire que vit Marseille.

 

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