Fusillade à Marseille : les policiers ont agi "en légitime défense"

Des policiers sur le lieu de la fusillade mortelle à Marseille (Bouches-du-Rhône), le 24 août 2014.
Des policiers sur le lieu de la fusillade mortelle à Marseille (Bouches-du-Rhône), le 24 août 2014. (MAXPPP)

Le procureur de la ville a indiqué qu'il ne comptait pas saisir la police des polices.

Les policiers marseillais qui ont mortellement blessé un malfaiteur qui avait auparavant roulé sur l'un de leurs collègues, dimanche 24 août au soir, ont agi "en légitime défense". C'est ce qu'a affirmé lundi le procureur de la République de Marseille (Bouches-du-Rhône), Brice Robin.

Les policiers ont fait feu à deux moments distincts sur cet homme de 37 ans, d'abord immédiatement après qu'il a percuté puis roulé sur un brigadier-chef qui "lui avait intimé l'ordre de s'arrêter et de couper le moteur", puis, 7 minutes plus tard, lorsqu'il a été rattrapé dans le quartier de l'Estaque à l'issue d'une course-poursuite.

Repris et cerné par deux motards et deux véhicules, le malfaiteur, dans sa voiture, a alors "fait feu à plusieurs reprises vers les policiers, notamment le motard qui se trouvait au plus près de lui, à 2,50 mètres". "Dans ces conditions, celui-ci a riposté, se sentant légitimement en danger, tirant à six reprises", a détaillé Robin. Au total, le malfaiteur a été touché de six projectiles, trois autres policiers tirant aussi.

"Détermination à tuer"

"Ces coups de feu ont également été tirés en état de légitime défense, car l'auteur de la tentative d'homicide volontaire n'a pas hésité à tirer en direction des policiers, (...) témoignant d'une détermination à tuer", a poursuivi le procureur, qui a décidé "de ne pas saisir l'IGPN", la police des polices.

Le magistrat marseillais a par ailleurs dit avoir trouvé "surprenant" que le malfaiteur, condamné à six reprises à de "petites peines, si l'on peut dire", ait décidé "d'un seul coup" de se lancer dans un braquage et une tentative d'homicide volontaire, des actes "d'une gravité exceptionnelle". Il avait en effet d'abord braqué un véhicule dans une station-service de Martigues, avant d'être repéré par géolocalisation, le téléphone portable du propriétaire étant resté dans la voiture.

Le brigadier chef de 41 ans blessé par le malfaiteur était "dans un état grave, mais stationnaire" lundi, selon une source policière. Une passante a également été légèrement blessée par des éclats lors de la fusillade.