Un an d'annonces et de mesures à Marseille

Une patrouille de police dans une rue de la Cité des Oliviers à Marseille, le 14 août 2013, lors d\'un visite du ministre de l\'Intérieur, Manuel Valls.
Une patrouille de police dans une rue de la Cité des Oliviers à Marseille, le 14 août 2013, lors d'un visite du ministre de l'Intérieur, Manuel Valls. (BORIS HORVAT / AFP)

Les mesures se multiplient face à la violence et aux assassinats à Marseille, mais leur efficacité est loin d'être décisive pour le moment.

Action, réaction. Deux jours après le quinzième règlement de comptes mortel de l'année dans Marseille et sa proche région, le préfet de police des Bouches-du-Rhône a annoncé, samedi 7 septembre, l'arrivée prochaine de renforts de police. Francetv info revient sur les nombreuses annonces effectuées par l'exécutif depuis un an. 

6 septembre 2012 : 205 policiers et gendarmes en renfort

La première annonce majeure intervient quatre mois après l'élection de François Hollande. Lors d'un comité interministériel contre la violence à Marseille, Jean-Marc Ayrault annonce l'envoi de 205 policiers et gendarmes supplémentaires dans la ville. Le Premier ministre ajoute qu'une nouvelle zone de sécurité prioritaire sera créée dans les quartiers sud de la ville, après celle déjà mise en place dans les quartiers nord.

Jean-Marc Ayrault annonce également un renfort d'effectifs sur le plan judiciaire : quatre magistrats du parquet sont envoyés sur place, ainsi qu'un juge d’instruction, un juge des enfants et de nouveaux assistants de justice.

12 octobre 2012 : 120 policiers supplémentaires

Moins d'un mois plus tard, le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, se rend sur place. Au lendemain d'un nouveau règlement de comptes, il annonce la réorganisation de la brigade anti-criminalité de Marseille et un renfort supplémentaire de 120 policiers. Des effectifs arrivés dans la cité phocéenne une vingtaine de jours plus tard.

8 février 2013 : le centre de vidéosurveillance inauguré

Quelques mois plus tard, Manuel Valls se rend à nouveau à Marseille. Motif de la visite : l'inauguration d'un centre de vidéosurveillance, censé aider à lutter contre la criminalité et la délinquance. Pour le ministre de l'Intérieur, "les bénéfices" de la vidéosurveillance "sont incontestables". Coût du dispositif : environ 9 millions d'euros, dont 3,7 millions apportés par l'Etat.

14 mars 2013 : 240 gendarmes mobiles et CRS déployés

Nouvelle annonce à la mi-mars, au lendemain d'un énième règlement de comptes ayant fait deux morts et un blessé grave. "J'ai décidé d'envoyer dès les prochaines heures deux compagnies républicaines de sécurité et deux escadrons de gendarmes mobiles", prévient Manuel Valls. Soit un déploiement de 240 hommes, ayant pour but de "rassurer" la population, selon les mots du ministre de l'Intérieur. Deux jours plus tard, un nouveau corps est retrouvé carbonisé dans une voiture…

16 mai 2013 : 100 policiers municipaux recrutés

Au printemps, Jean-Claude Gaudin y va aussi de son annonce. Le maire UMP de Marseille fait savoir que cent policiers municipaux supplémentaires seront recrutés à l'automne, et viendront s'ajouter aux 321 policiers municipaux déjà en place. Des hommes et des femmes équipés de gilets pare-balles et d'armes de 4e catégorie, comme des pistolets Taser et des Flash-ball.

20 août 2013 : 24 membres supplémentaires à la PJ

En dépit de ces multiples renforts d'effectifs – dont certains ne sont que temporaires –, les règlements de comptes continuent à se multiplier. Le 20 août, la rentrée politique est marquée par un nouveau meurtre à Marseille et par l'agression violente d'un infirmier dans un hôpital de la ville. Immédiatement, Jean-Marc Ayrault, Manuel Valls et Christiane Taubira se rendent sur place. Le Premier ministre annonce, entre autres, vingt-quatre membres supplémentaires à la police judiciaire et la mobilisation sous vingt-quatre heures d'une compagnie de CRS.

A l'occasion d'une conférence de presse, Jean-Marc Ayrault l'assure : "Il faut s'attaquer à la racine du mal, et c'est ce que nous sommes en train de faire."

7 septembre 2013 : de nouveaux renforts de police

Deux jours après la mort par balles d'Adrien Anigo, le fils de José Anigo, le directeur sportif de l'OM, une table ronde se tient en préfecture. Elle rassemble seize élus de la ville et la région, des représentants de la justice et de l'administration. A l'issue de cette réunion, le préfet de police des Bouches-du-Rhône Jean-Paul Bonnetain fait une annonce. Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls "m'a confirmé que d'ici la fin de l'année des renforts supplémentaires seront accordés", dit-il. Il parle de renforts "significatifs"  mais sans donner de chiffres.

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