Après les tirs à La Castellane, le maire de Marseille souhaite mieux armer la police municipale

Le ministre de l\'Intérieur, Bernard Cazeneuve (G), le Premier ministre, Manuel Valls, et le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, le 9 février 2015, à la mairie de Marseille (Bouches-du-Rhône).
Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve (G), le Premier ministre, Manuel Valls, et le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, le 9 février 2015, à la mairie de Marseille (Bouches-du-Rhône). ( MAXPPP)

Jean-Claude Gaudin a réclamé l'aide du gouvernement, sur France Bleu Provence. 

Les coups de feu tirés dans la cité de La Castellane renforcent sa position. Le sénateur-maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin (UMP), a demandé au gouvernement d'aider la municipalité à doter ses policiers d'un "armement plus important", a-t-il indiqué, mardi 10 février, au lendemain de tirs contre des policiers dans la cité de La Castellane.

"En l'espace de trois ans, nous avons doublé la police municipale, nous avons fait un armement d'armes non-létales, et si le gouvernement nous aide, et si le ministre de l'Intérieur - ce que je crois - nous aide, nous allons vers un armement encore plus important", a déclaré sur France Bleu Provence Jean-Claude Gaudin, qui a reçu le Premier ministre, Manuel Valls, lundi soir.

"Une longue lutte contre les gangsters"

Longtemps opposé à l'armement des policiers municipaux, Jean-Claude Gaudin avait finalement accepté de les doter d'armes non-létales de type pistolet Taser et Flash-ball, en novembre 2013, évoquant le contexte de plus en plus violent de leurs interventions. "Les événements sont tellement graves qu'il n'est plus possible que nos forces de police soient caillassées, ou que les marins-pompiers appelés pour aider soient pris pour cible", a-t-il estimé, début 2015, lors de ses vœux à la presse. 

Revenant sur les tirs de kalachnikov survenus lundi dans la cité de La Castellane, il a expliqué que "le Premier ministre n'avait sans doute pas envisagé lui-même" qu'un tel évènement puisse se produire "le matin-même" de sa venue. "C'est une longue lutte que nous, à la fois la ville de Marseille, à la fois l'État, menons contre les gangsters, contre les trafiquants de drogue, contre les vendeurs et les acheteurs de kalachnikov", a-t-il souligné.

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