Crash en Argentine : Bernard, Candeloro et Longo attendus samedi à Paris

Le nageur Alain Bernard et le patineur Philippe Candeloro, deux sportifs qui participaient au jeu télévisé \"Dropped\", en Argentine, dans leur hôtel, le 11 mars 2015.
Le nageur Alain Bernard et le patineur Philippe Candeloro, deux sportifs qui participaient au jeu télévisé "Dropped", en Argentine, dans leur hôtel, le 11 mars 2015. ( FRANCE 2)

Le magistrat argentin en charge de l'enquête sur l'accident d'hélicoptères, qui a coûté la vie, lundi, à dix personnes, indique que les sportifs survivants ne pourront "pas quitter la région avant" vendredi soir.

Quatre sportifs français, participant à l'émission de télé-réalité "Dropped" en Argentine, ont été entendus, jeudi 12 mars, par le juge qui enquête sur le tragique accident d'hélicoptères pendant le tournage, et devraient rentrer en France samedi matin.

Le juge fédéral Daniel Herrera a déclaré que les témoignages du nageur Alain Bernard, du patineur Philippe Candeloro, de la cycliste Jeannie Longo et de la snowboardeuse Anne-Flore Marxer étaient "concordants". Il compte encore interroger une douzaine de personnes de l'équipe sur les circonstances du crash qui a fait 10 morts lundi, dont la navigatrice Florence Arthaud, la nageuse Camille Muffat et le boxeur Alexis Vastine.

Interrogé sur une date de retour, le magistrat a répondu lors d'un point de presse : "Une fois que j'en aurai terminé avec cet acte de procédure, je donnerai l'autorisation pour que les personnes puissent retourner dans leur pays".

"J'ai envie d'apporter mon témoignage pour l'enquête et basta. Envie de rentrer"

"Ils rentrent à Paris samedi matin, ils prennent l'avion vendredi soir", indique en France l'agent d'un des sportifs. L'équipe devrait atterrir à l'aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle. Afin d'accélérer le processus, le juge a accepté d'entendre les témoins dans leur hôtel à Villa Union (province de La Rioja). "Cela permet d'envisager un retour en France dans un délai répondant à leurs souhaits et à leur besoin de retrouver les leurs", a salué le consul de France en Argentine, Raphaël Trannoy.

"Nous sommes à disposition de la justice, aussi bien les quatre sportifs de haut niveau que les membres de l'équipe de tournage, et on donnera tous les éléments qui nous sont demandés", a déclaré Julien Magne, directeur de programmes d'ALP. "J'ai envie d'apporter mon témoignage pour l'enquête et basta. Envie de rentrer. Et j'ai envie d'aller voir les parents de Camille", a confié Alain Bernard, champion olympique du 100m nage libre en 2008. 

L'enquête du BEA démarre 

Cinq gendarmes français devaient arriver jeudi en Argentine pour participer à l'enquête sur la collision en vol des deux hélicoptères, dans laquelle ont aussi péri cinq membres français de l'équipe de tournage et les deux pilotes argentins. Parmi les gendarmes, trois experts légistes de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie, service spécialisé notamment dans l'identification de victimes de catastrophes, vont prêter main forte aux experts argentins.

Les corps calcinés étant méconnaissables, il faudra des tests ADN ou des données dentaires pour identifier les victimes. A La Rioja, capitale de la province éponyme, l'autopsie des corps n'avait pas débuté jeudi matin, les experts attendant leurs homologues français, selon un légiste argentin.

Sur le lieu du crash, à Villa Castelli, des experts aéronautiques français du Bureau enquête analyse (BEA), du motoriste Turbomeca et d'Eurocopter, arrivés mercredi soir, ont commencé à démanteler les carcasses calcinées des hélicoptères, des Écureuils de facture récente (2010) qui se sont télescopés en plein vol. Pamela Suarez, la présidente du BEA argentin, a précisé "qu'après le travail sur le terrain, destiné à recueillir des éléments primordiaux pour l'enquête", l'analyse des pièces recueillies se poursuivrait en laboratoire à Buenos Aires.

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