VIDEO. "Le tireur présumé évoque un complot fasciste", selon le procureur de Paris

REUTERS

Lors d'une conférence de presse, le procureur de la République de Paris a détaillé le contenu des deux lettres laissées par Abdelhakim Dekhar.

Quelles étaient les motivations d'Abdelhakim Dekhar, le tireur présumé de Libération ? Le procureur de la République de Paris, François Molins, a donné quelques indications, jeudi 21 novembre, en détaillant le contenu des deux lettres laissées par le suspect.

Dans la première, découverte dans la voiture où l'homme a été retrouvé, il édicte ses dernières volontés. La seconde, remise à la police par l'homme qui hébergeait Abdelhakim Dekhar, évoque, "de manière plutôt confuse", un "complot faciste". "Il accuse, je cite, 'les médias de participer à la manipulation des masses', 'les journalistes étant payés pour faire avaler aux citoyens le mensonge à la petite cuillère'", précise le procureur.

"Il stigmatise ensuite tour à tour le capitalisme, la gestion des banlieues qui s'apparente pour lui 'à une entreprise de déshumanisation portant sur des populations dont le grand capital ne veut pas'", ajoute le procureur. Abdelhakim Dekhar a été placé en garde à vue pour "tentatives d'assassinat", "enlèvement" et "séquestration".

Vous êtes à nouveau en ligne