Tireur à Paris : le jour d'après, où en est l'enquête ?

Des policiers patrouillent sous la tour Eiffel, le 19 novembre 2013, à Paris.
Des policiers patrouillent sous la tour Eiffel, le 19 novembre 2013, à Paris. (FRED DUFOUR / AFP)

En l'absence de nouvel acte du suspect, les enquêteurs se sont concentrés, mardi, sur l'exploitation des images de vidéosurveillance et sur l'étude de l'ADN du tireur.

Sa dernière apparition connue remonte à plus de 24 heures. L'auteur des coups de feu à Libération et devant la Société générale était toujours recherché par les enquêteurs, mardi 19 novembre. Le travail de la police a toutefois connu des avancées, recensées par francetv info.

Le tireur a-t-il été arrêté ?

Non, mardi soir, il est encore en cavale. Un homme ressemblant au suspect a été interpellé à tort, mardi, dans le 7e arrondissement de la capitale, avant d'être relâché, indique Libération. Son alibi : il se trouvait chez son médecin, dans le Val-de-Marne, lors de la fusillade à Libération. Comme lui, d'autres personnes ont été contrôlées dans le cadre de l'enquête sur le tireur isolé, sans que cela ne donne lieu à une arrestation ni, encore moins, à une garde à vue.

Que sait-on de plus que lundi sur le suspect ?

Les enquêteurs ont isolé l'ADN du tireur présumé, prélevé dans le véhicule du conducteur que le suspect avait pris en otage. Les enquêteurs doivent désormais vérifier si cet ADN figure dans le fichier national automatisé des empreintes génétiques. "Tout un travail a été fait concernant l'ADN de cet individu, soit dans la voiture qu'il a utilisée, soit sur les cartouches", a affirmé le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, en marge de l'inauguration du salon international de la sécurité intérieure Milipol.

Lire : Comment la police traque-t-elle le tireur ?

A quoi ressemble le suspect ?

Les enquêteurs ont diffusé aux médias une nouvelle photo du suspect, captée à la station de métro Concorde, lundi matin, alors que le suspect se rendait à la Défense en provenance de Libération. Elle vient s'ajouter à la description de l'homme, vu par plusieurs témoins. "Nous continuerons de diffuser toutes les photos qui permettent à son entourage, à ses voisins et à la police de le reconnaître et de l'interpeller", a prévenu Manuel Valls.

Lire : Ce que l'on sait du tireur

Une photo du tireur présumé prise à la station de métro Concorde, le 18 novembre 2013, par une caméra de surveillance de la RATP.
Une photo du tireur présumé prise à la station de métro Concorde, le 18 novembre 2013, par une caméra de surveillance de la RATP. (DR)

Comment va le photographe blessé lundi ?

L'assistant photographe blessé, lundi, dans le hall d'entrée de Libération est "sorti du coma artificiel" mais est "toujours surveillé intensément par les médecins", a annoncé le journal, mardi après-midi. "Il était dans un état désespéré hier quand il a été hospitalisé à la Pitié-Salpétrière, avait indiqué, mardi matin, le directeur de la publication du journal, Nicolas Demorand. Il est désormais dans un état critique, et on reste positif."

Voir la vidéo : Qui est César, le photographe blessé à Libération ?

Comment la police travaille-t-elle en plein Paris ?

Une chasse à l'homme en plein Paris. C'est la difficile opération menée par les forces de police de la capitale depuis lundi. Fallait-il évacuer le métro ? Boucler les Champs Elysées ? Francetv info a demandé à Claude Cances, ancien patron de la police judiciaire (PJ), son avis sur les mesures de sécurité prises pour protéger la population

Lire : Comment intervenir en plein Paris

Vous êtes à nouveau en ligne