DIRECT. Tireur de Paris : Abdelhakim Dekhar silencieux pendant sa garde à vue

Abdelhakim Dekhar, à gauche le 19 novembre 2013 dans le métro parisien, à droite dans les années 1990.
Abdelhakim Dekhar, à gauche le 19 novembre 2013 dans le métro parisien, à droite dans les années 1990. (FRANCETV INFO)

L'homme interpellé a été placé en garde à vue. Entendu pendant une partie de la journée, il a été à nouveau hospitalisé.

Abdelhakim Dekhar, l'homme soupçonné d'être le tireur de Paris, a été placé en garde à vue, mercredi 20 novembre, pour "tentatives d'assassinat" et pour "enlèvement et séquestration". Le suspect a été interpellé mercredi soir dans un "état de semi-conscience", après avoir tenté de se suicider avec des médicaments. Il a ensuite été hospitalisé à Paris. Jeudi, il a été interrogé pendant une partie de la journée avant d'être de nouveau hospitalisé, selon le ministre de l'Intérieur Manuel Valls, interrogé sur i-Télé. Sa garde à vue, pendant laquelle il a fait valoir "son droit au silence", selon son avocat, a été prolongée de 24 heures.

La conférence de presse tenue par le procureur jeudi matin a également permis d'en savoir plus sur les conditions de son arrestation. Selon François Molins, c'est bien un ami qui hébergeait Dekhar depuis le mois de juillet qui l'a signalé aux policiers de Courbevoie mercredi, après l'avoir reconnu mardi grâce aux photos issues des caméras de vidéosurveillance.

Les zones d'ombre sur le profil et les motivations du tireur présumé s'éclaircissent également. Le procureur a rappelé qu'en 1994, Dekhar, impliqué dans la sanglante affaire Rey-Maupin, avait été décrit comme "un affabulateur" par une expertise psychiatrique. Le magistrat a révélé le contenu de deux lettres retrouvées dans les affaires du suspect : il y dénonce "un complot fasciste", "le capitalisme", "la gestion des banlieues" et "les médias", accusés de de participer à la "manipulation des masses".

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