Chute mortelle dans le métro parisien : 15 ans de prison pour l'accusé

(Maxppp)

Un jeune homme de 21 ans a été condamné jeudi à 15 ans de réclusion criminelle par la cour d'assises de Paris. En décembre 2010, il avait causé la chute mortelle d'une jeune femme dans un escalier du métro parisien. L'homme avait tenté de voler le baladeur de sa victime avant de la pousser. 

Malgré les contestations de l'accusé, la justice a tranché : la cour d'assises de Paris a déclaré jeudi Frédéric Magave-Marques coupable de vol avec violence ayant entraîné la mort.

L'homme de 21 ans a été condamné à 15 ans de réclusion criminelle pour avoir provoqué le 27 décembre 2010 la chute mortelle d'une jeune femme dans un escalier du métro parisien, à la station Etienne Marcel.

Devant le tribunal, l'accusé d'origine guyanaise a raconté avoir tenté de voler téléphone portable d'une première jeune femme, qu'il
avait fait tomber sur le quai. C'est en tentant de s'enfuir "comme un fou " pour quitter la station qu'il aurait bousculé dans les escaliers Vy-Anh Nguyen, 27 ans. 

La jeune femme a fait une lourde chute et a succombé quelques heures plus tard à l'hôpital Henri-Mondor de Créteil.

Le plus intolérable des mensonges

La justice n'a pas cru à la version de la bousculade défendue par l'accusé : selon elle, si Frédéric Magave-Marques a poussé Vy-Anh Nguyen, c'est tout simplement parce que celle-ci résistait alors que le jeune homme tentait de lui voler son baladeur. L'appareil, dont les écouteurs endommagés ont été trouvés sur la victime, a
disparu. "Est-ce qu'il l'a revendu ? est-ce qu'il s'en est débarrassé ? je n'en
sais rien
", s'est interrogée la magistrate

La défense s'est appuyée sur les témoignages de personnes présentes sur les lieux du drame pour démonter la version de l'accusé. Selon l'avocat de la famille, la "contestation du vol (du baladeur) est le
plus intolérable des mensonges
".

Avant que la cour ne se retire pour délibérer, le jeune homme a éclaré d'une voix hésitant : "La prison, je la ferai ".
"Le remords, je l'aurai tous les jours dans ma conscience (...) j'ai commis
l'irréparable
", a-t-il ajouté.

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