Ce que l'on sait de l'attaque d'une voiture de police à Paris

Une voiture de police incendiée par des manifestants, le 18 mai 2016 à Paris.
Une voiture de police incendiée par des manifestants, le 18 mai 2016 à Paris. (SIMON GUILLEMIN / HANS LUCAS / AFP)

Deux policiers se trouvaient à bord d'un véhicule de patrouille, mercredi, lorsqu'ils ont été pris à partie par des manifestants.

"Poulets rôtis, prix libre." Une voiture de police a été attaquée et incendiée, mercredi 18 mai à Paris, par un groupe de manifestants, en marge d'une manifestation des policiers contre "la haine anti-flics". Au moins quatre personnes ont été interpellées. Le Premier ministre Manuel Valls souhaite des sanctions "implacables" contre ceux qui "veulent se payer un flic".

Francetv info revient sur cette agression.

Que s'est-il passé ?

Mercredi, alors même que des policiers manifestaient à la mi-journée place de la République contre la "haine anti-flics", une contre-manifestation interdite s'est tenue au même endroit contre les "violences policières". Repoussés de la place par les gendarmes mobiles, les manifestants ont remonté le quai de Valmy, le long du canal Saint-Martin. C'est là qu'ils ont croisé la route d'une voiture de police, coincée dans le trafic. 

Sur cette vidéo (à partir de 3'20), tournée par un passant, on voit un manifestant briser la vitre conducteur du véhicule d'un coup de pied. Un autre frappe le policier qui conduit la voiture. Puis un troisième projette un poteau métallique dans la lunette arrière. Et un autre homme lance un engin incendiaire dans l'habitacle. Les deux policiers s'extirpent à la hâte du véhicule. L'un d'eux, le conducteur, est attaqué par un homme armé d'une tige de fer. Des passants écartent l'agresseur, le policier s'éloigne.

Des inconnus ont ensuite déposé une pancarte "Poulets rôtis, prix libre" devant la voiture.

Un écriteau déposé devant la voiture de police incendiée, le 18 mai 2016 à Paris.
Un écriteau déposé devant la voiture de police incendiée, le 18 mai 2016 à Paris. (SIMON GUILLEMIN / HANS LUCAS / AFP)

Quelles sont les blessures des policiers ?

Pris à partie par un manifestant, l'un des deux policiers (le conducteur) a été légèrement blessé au crâne, selon son témoignage recueilli par notre journaliste sur place.

Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, lui a rendu visite à l'hôpital dans la soirée. Il a évoqué un homme "contusionné"

Qui sont les agresseurs présumés ?

Une enquête a été immédiatement ouverte pour "tentative d'homicide volontaire". Quatre personnes ont été interpellées dans la soirée, soupçonnées de s'en être pris à la voiture de police. Le Parisien précise qu'ils sont âgés de 21, 19 et 18 ans et appartiennent à la "mouvance d'extrême gauche radicale parisienne". Parmi elles, trois avaient fait l'objet d'une interdiction de manifester prise par le préfet de police, a précisé à la presse Bernard Cazeneuve.

L'un de ces trois arrêtés avait été "cassé par le tribunal administratif", mardi, a précisé jeudi matin une source policière à l'AFP. Les deux autres personnes concernées ont donc manifesté en dépit des arrêtés d'interdiction.

Une cinquième personne a été placée en garde à vue jeudi matin. 

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