Un conseiller prud'homal suspecté d'avoir espionné les toilettes du tribunal

Devant le palais de justice du Havre (Seine-Maritime), où un homme est accusé d\'avoir espionné les toilettes des femmes.
Devant le palais de justice du Havre (Seine-Maritime), où un homme est accusé d'avoir espionné les toilettes des femmes. (GOOGLE STREET VIEW)

Au Havre, l'homme, âgé de 44 ans, a été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction d'exercer ses fonctions. 

Il est soupçonné d'avoir photographié des femmes dans les toilettes du palais de justice du Havre (Seine-Maritime). Un conseiller prud'homal a été placé sous contrôle judiciaire, selon Paris Normandie, jeudi 27 juin. Une source judiciaire a confirmé l'information à l'AFP, ajoutant que l'homme a désormais "interdiction d'exercer ses fonctions et de pénétrer au conseil des prud'hommes". Par ailleurs, il est convoqué en juillet devant le tribunal correctionnel du Havre pour "violence sur agent assurant une mission de service public" et "dégradations de biens publics".

L'homme, âgé de 44 ans, a été interpellé le 29 mai, à la suite d'une alerte d'une greffière du tribunal. Elle s'était étonnée de la présence d'un trou de deux centimètres de diamètre dans une cloison des toilettes réservées au personnel féminin. D'après Paris Normandie, "elle aurait aussi entendu des bruits suspects, en provenance des W.-C. pour hommes, situées juste à côté, derrière cette même paroi".

Des caméras de vidéosurveillance implantées dans les couloirs du palais de justice auraient permis de confondre le suspect. Il aurait expliqué aux enquêteurs avoir agi par vengeance vis-à-vis d'une collaboratrice. Contacté par le journal régional, l'homme avoue avoir "fait une grosse erreur, une grosse connerie". "Mais je ne suis pas un voyeur. Je ne suis pas un pervers. J’avais un contentieux avec une greffière, je voulais me venger. Je sais, c’est bête mais c’est comme ça. Aujourd’hui, j’assume ce que j’ai fait, même si, bien sûr, je le regrette".

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