Terrorisme : trois questions à Charles Pellegrini, ancien patron de l’anti-gang

France 3

Les forces de l’ordre sont des cibles récurrentes du terrorisme depuis 2012. Un changement de paradigme que nous explique Charles Pellegrini, ancien patron de l’anti-gang.

"Daech a deux types de cibles, d’une part les rassemblements de foule, ce qu’on appelle des ‘cibles molles’, et les symboles de l’autorité de l’Etat, à savoir la police", explique Charles Pellegrini, ancien patron de l’anti-gang, au lendemain de l’attentat qui a frappé des policiers sur les Champs-Elysées.

Pour lui, les forces de l’ordre sont des cibles faciles : "Les policiers sont particulièrement vulnérables, car ils sont souvent en missions statiques. Étant assis dans leur car, en ne bougeant pas, on peut facilement les observer, analyser leurs mouvements, et ensuite l’attaquant peut descendre et tirer".

"La parade est en amont"

Pour autant, il ne demande pas une police plus armée, pour mettre fin au terrorisme. "Aujourd’hui, on a fait tout ce qu’on pouvait. On peut toujours améliorer à la marge, les patrouilles, l’armement, les gilets pare-balles, mais à partir du moment où vous avez quelque part quelqu’un qui est caché et qui vous observe, il n’y a pas de parade. La parade elle est en amont, dans l’éradication des gens qui sont infiltrés et des réseaux, et comme ils sont très nombreux, ça sera long et difficile".

 

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