Hyper Cacher : Amédy Coulibaly pourrait avoir "reçu des instructions de l'étranger"

Photo d\'Amedy Coulibaly publiée le 9 janvier 2015 par la police.
Photo d'Amedy Coulibaly publiée le 9 janvier 2015 par la police. (POLICE FRANCAISE / AFP)

Dans un entretien au "Figaro", daté du mardi 12 mai, le procureur de la République François Molins assure que le tueur de l'épicerie juive a reçu des consignes, sans préciser le pays concerné.

Le tueur de l'Hyper Cacher, Amédy Coulibaly, pourrait avoir "reçu des instructions de l'étranger", révèle le procureur de la République de Paris, François Molins, dans un entretien au Figaro consacré à la menace terroriste en France, daté du mardi 12 mai.

"Nous sommes face à des radicaux qui agissent dans la discrétion. Ils peuvent avoir des vies de famille normale, comme cela semble le cas pour Sid Ahmed Ghlam, qui voulait frapper le mois dernier à Villejuif", explique François Molins, avant d'évoquer le cas du tueur de l'Hyper Cacher. "On sait que [Sid Ahmed] Ghlam a été téléguidé depuis la zone irako-syrienne. Selon toute hypothèse en cours de vérification, Amédy Coulibaly a lui aussi reçu des instructions depuis l'étranger." Le procureur ne précise pas le pays dont il s'agit.

Des individus "venus de nulle part"

"En apparence, ces individus semblent seuls mais, quand on gratte un peu, on s'aperçoit qu'ils agissent au nom de groupes terroristes sur des cibles correspondant à des mots d'ordre donnés par Daech ou Jabhat al-Nosra", mouvements actifs en Syrie et en Irak, poursuit encore François Molins. Début janvier, Amédy Coulibaly a tué trois clients et un employé juifs du supermarché parisien Hyper Cacher, ainsi qu'une policière municipale à Montrouge. Il avait alors exprimé son allégeance au groupe Etat islamique.

"La menace n'a jamais été aussi forte" en France, selon François Molins,qui évoque un "terrorisme low-cost" où priment les individus "venus de nulle part" et adeptes de la "dissimulation". Actuellement, des dizaines de dossiers sont traités, "avec 169 personnes mises en examen, dont 106 en détention provisoire, auxquelles il faut ajouter 306 individus en Syrie ou sur le retour qui sont visés et que l'on cherche. Ce processus durera des années."

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