Face aux nouveaux adhérents UMP, Sarkozy détaille ses propositions contre le terrorisme

Le président de l\'UMP Nicolas Sarkozy s\'exprime face aux nouveaux adhérents de son parti, samedi 17 janvier 2015, au siège national à Paris.
Le président de l'UMP Nicolas Sarkozy s'exprime face aux nouveaux adhérents de son parti, samedi 17 janvier 2015, au siège national à Paris. (LIONEL BONAVENTURE / AFP)

Le président de l'UMP a abordé la question des attentats face aux nouveaux adhérents du parti, samedi 17 janvier au siège national à Paris.

Le président de l'UMP Nicolas Sarkozy a reçu les nouveaux adhérents du parti au siège national, samedi 17 janvier à Paris. A cette occasion, l'ancien président de la République a détaillé plusieurs propositions pour lutter contre le terrorisme. Celles-ci ont été relayées sur son compte Twitter.

Renseignement et coopération internationale

L'ancien président a dénoncé la faible coopération de certains pays avec la France, dans les questions liées à l'antiterrorisme. Nicolas Sarkozy réclame également davantage de moyens pour les services de renseignement, alors que le Premier ministre Manuel Valls a déjà prévu de créer 500 postes supplémentaires dans le renseignement.

Déchéance de nationalité pour les binationaux

"Les terroristes binationaux devront se voir retirer la nationalité française. Pour nous, ils ne sont plus membres de la communauté nationale", estime Nicolas Sarkozy. Dans son fameux "discours de Grenoble", en 2010, l'ancien président s'était déjà déclaré favorable à une déchéance de nationalité pour "toute personne d'origine étrangère qui aurait volontairement porté atteinte à la vie" d'un représentant des forces de l'ordre.

Interdiction de retour pour les jihadistes étrangers et binationaux

Nicolas Sarkozy a proposé d'interdire le retour sur le territoire français de jihadistes engagés à l'étranger. Si beaucoup semblent favorables à cette mesure au sein de l'UMP, l'ancienne ministre de la Justice Rachida Dati est plus réservée. "C'est une source de renseignement que de pouvoir permettre à certains de revenir", a-t-elle déclaré sur BFMTV. "Nous pouvons les faire revenir (...) les mettre sous surveillance de sûreté voire de rétention de sûreté."

Création de centres de déradicalisation

"Des centres de déradicalisation doivent être créés pour les jihadistes", a enfin déclaré Nicolas Sarkozy, sans livrer davantage de précision sur le réseau social. A l'étranger, certaines initiatives existent déjà, comme à Aarhus (Danemark). Là-bas, francetv info était parti découvrir un programme de réinsertion aux jeunes de retour de Syrie, coordonné par les services sociaux et la police.

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