Ce que l'on sait de l’attaque au couteau qui a fait sept blessés hier soir à Paris

Les policiers se livrent aux premières constatations après une attaque au couteau, quai de la Loire, dans le 19e arrondissement de Paris, le 9 septembre 2018.
Les policiers se livrent aux premières constatations après une attaque au couteau, quai de la Loire, dans le 19e arrondissement de Paris, le 9 septembre 2018. (ZAKARIA ABDELKAFI / AFP)

L'auteur des faits, qui se sont déroulés dimanche soir vers 22h45, a été interpellé par la police. Rien ne permet de dire, pour le moment, s'il s'agit d'une attaque terroriste.

Les faits se sont déroulés dimanche soir, dans la capitale. Une attaque au couteau a fait sept blessés, dont quatre graves, le 9 septembre 2018 à Paris, a appris franceinfo de source judiciaire. L'agresseur a attaqué des personnes qui lui étaient inconnues sur le quai de la Loire, dans le 19e arrondissement, avant d'être maîtrisé par des témoins de la scène. Il a été interpellé.

Voici ce que l'on sait de cette attaque.

Armé d'un couteau et d'une barre de fer

Selon les informations de France Bleu Paris, un homme s'en est pris à plusieurs personnes à coups de couteau et de barre de fer, au niveau du cinéma MK2, le long du bassin de la Villette, vers 22h45.

Plusieurs personnes qui jouaient à la pétanque ont réussi à le faire fuir. L'une d'elles lui a jeté une boule qui l'a atteint à la tête, sans l'arrêter pour autant.

Quelques instants plus tard, il s'en est pris à deux autres passants, rue Henri-Noguères, des touristes britanniques. A Londres, le ministère des Affaires étrangères a confirmé dans un communiqué cité par des médias que "deux Britanniques figuraient parmi les personnes visées", sans donner davantage de détail.

Les victimes transportées à l'hôpital 

Selon Le Parisien, l'une des victimes britanniques a été blessée au thorax, tandis que l'autre a été gravement touchée par un coup de couteau à la tête. 

Au total, sept blessés ont été transférés vers les hôpitaux Lariboisière, la Pitié-Salpêtrière, Foch et Percy, pour certains en urgence absolue. Un témoin est également en état de choc.

L'auteur arrêté dans sa course par des passants

L'homme a été désarmé par des passants, dont Smaïn, qui témoigne sur RTL"J’ai foncé derrière lui.""5 ou 6", ils ont "trouvé un morceau de palette en bois cassée et une barre de bois". Poursuivi, l'attaquant a perdu l’équilibre. "Avec la barre, j’ai visé la main qui tenait le couteau" pour le désarmer et "j’ai posé l’arme par terre". Son ami Boudjema Hamani a lui aussi fiat son possible pour arrêter l'agresseur, en lui jetant des boules de pétanque.

Voir la vidéo
FRANCEINFO

Interrogé également dans Le Parisien, Smaïn décrit l'attitude de l'individu : "Il n’a rien dit même quand on l’a attrapé, certains lui ont demandé : 'Pourquoi t’as fait ça ?' Mais il n’a pas répondu. Même au moment de l’attaque, il n’a pas prononcé un mot. Il avait l’air drogué, ce n’est pas possible de tenir comme il a tenu alors qu’il a été touché plusieurs fois par des boules de pétanque, des coups de barre de fer, de bâton", relève-t-il. 

Dans un communiqué, le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, "tient à saluer la grande réactivité et le courage dont ont fait preuve plusieurs citoyens lors des agressions". Le ministre "fait part de son soutien le plus attentif à l'ensemble des victimes ainsi qu'à leurs familles et à leurs proches".

Le caractère terroriste pas retenu à ce stade 

L'attaquant a été interpellé par la BAC du 19e arrondissement. Un représentant du parquet s'est rendu sur place. A ce stade, selon le parquet de Paris, aucun élément ne permet d'envisager la piste terroriste. Une enquête a été ouverte pour "tentatives d'homicides volontaires" et confiée à la police judiciaire. 

Le maire (PS) du 19e arrondissement de Paris, François Dagnaud, a appelé les enquêteurs, lundi, à établir "rapidement la vérité des faits". "Nos pensées ce matin vont d'abord aux blessés de l'agression d'hier soir. Nos remerciements aux passants qui ont neutralisé l'agresseur et aux policiers qui l'ont interpellé. L'enquête doit rapidement établir la vérité des faits. Ce quartier à l'épreuve veut comprendre", a-t-il écrit sur son compte Twitter.

L'agresseur "a priori de nationalité afghane" et âgé de 31 ans

Les policiers de la BAC ont trouvé sur lui des papiers d’identité qui sont en cours de vérification. Selon ces documents, l’homme aurait 31 ans et serait de nationalité afghane. Il a été transporté à l’hôpital. Il n’a pas encore été entendu par les enquêteurs.

Vous êtes à nouveau en ligne