Attaque à l'arme blanche à Villejuif : "il n'est pas à exclure" que le parquet antiterroriste se saisisse de l'enquête, selon la procureure de Créteil

Laure Beccuau, procureure de Créteil, à Créteil (Val-de-Marne), le 4 janvier 2020.
Laure Beccuau, procureure de Créteil, à Créteil (Val-de-Marne), le 4 janvier 2020. (MARTIN BUREAU / AFP)

Laure Beccuau s'est exprimée, samedi, lors d'une conférence de presse aux côtés de Philippe Bugeaud, directeur adjoint des brigades centrales de la police judiciaire.

L'enquête se poursuit sur l'attaque à l'arme blanche à Villejuif survenue vendredi 3 janvier. Pour l'instant, le parquet national antiterroriste n'est pas saisi, "mais il n'est pas du tout à exclure qu'une bascule de saisine intervienne" "dans les heures qui viennent" ou "les jours qui viennent", a déclaré, samedi 4 janvier, Laure Beccuau, procureure de Créteil, lors d'une conférence de presse aux côtés de Philippe Bugeaud, directeur adjoint des brigades centrales de la police judiciaire.

Laure Beccuau n'a pas livré de précisions sur les éléments pouvant conduire à cette "bascule", mais a tout de même indiqué que la "nature de la radicalisation" de Nathan C. et l'éventuelle "préparation" de son acte seraient déterminants. "Un acte terroriste n'est pas exclu parce qu'une personne a des antécédents psychiatriques, mais encore faut-il le démontrer", a souligné Laure Beccuau. L'assaillant avait été suivi par des psychiatres depuis l'âge de 5 ans et n'était pas connu des services spécialisés dans le suivi des personnes radicalisées.

La qualification d'acte terroriste pose question, car Nathan C. a perpétré son attaque en criant "Allah Akbar", et qu'il s'est converti à l'islam vers le mois de mai 2017. Selon Philippe Bugeaud, "quelques ouvrages salafistes"  et une "lettre testamentaire" ont été retrouvés dans ses effets, ainsi qu'"une lettre que l'on peut qualifier de départ, de testamentaire", sans parler de lettre d'allégeance.

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